La FSD Africa annonce la création d’un cadre historique pour le marché financier islamique de l’Union monétaire ouest-africaine.

L’agence FSD Africa apporte son assistance technique pour la création et la promotion d’un marché des capitaux islamique de la région. Le projet est piloté par le Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés (CREPMF).

Lire aussi:Dettes, croissance…ce qu’il faut savoir sur l’économie togolaise [BCEAO]

25 janvier 2021 : LeFSD Africa, en partenariat avec le Conseil Régional de l’Épargne publique et des Marchés, travaille actuellement à la mise en place d’un cadre réglementaire dédié au marché des capitaux islamique dans l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Cette Union compte parmi ses Etats membres le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Le marché des capitaux islamique envisagé vise à soutenir la croissance dans la région et augmenter le financement des économies de l’Union. Ce projet sera réalisé en trois phases.

Il s’agira, au cours de la phase initiale, de réaliser une évaluation dont les conclusions permettront d’appuyer les propositions visant l’élaboration d’un cadre juridique et réglementaire adapté au marché des capitaux islamique de l’Union. Cette évaluation donnera lieu à un rapport proposant un dispositif conforme aux normes de la Charia et des principes de l’Islamic Financial Services Board (IFSB).

La FSD Africa apporte son assistance technique pour l’élaboration d’une feuille de route pour la promotion du cadre réglementaire et l’organisation d’ateliers de formation visant à développer et renforcer les capacités des acteurs de l’écosystème. L’organisation financée par le Royaume-Uni aidera ensuite le CREPMF à identifier les lois pertinentes à adopter pour mettre en œuvre un marché des capitaux islamique, notamment les éventuels ajustements à opérer. Le contexte local sera examiné avec attention pour chaque Etat membre de l’Union, et les parties prenantes concernées seront invitées à commenter les projets de réglementation.

Pour réussir la réforme et promouvoir les marchés de capitaux islamiques dans la région, un plan d’action sera élaboré, ainsi qu’un guide pédagogique et un programme visant à renforcer les capacités des parties prenantes. Deux ateliers seront également organisés pour les parties prenantes, où les décideurs politiques locaux, les acteurs du secteur, les organismes de réglementation et les spécialistes du secteur financier seront invités à échanger leurs points de vue sur les conclusions et recommandations.

L’aide de l’agence FSD Africa s’inscrit dans le cadre de son programme en cours visant à renforcer les marchés financiers africains. Ce programme est axé sur l’élaboration de plans-cadres pour les marchés financiers, la réalisation d’évaluations des capacités institutionnelles et le développement de capacités en matière de financement durable, telles que les obligations vertes, afin d’aider les marchés à s’adapter à leur climat opérationnel.

Lire aussi:Finance: baisse des recettes minières en 2019

Evans Osano, Directeur des marchés financiers de la FSD Africa, a déclaré :

« Nous devons nous assurer que les systèmes financiers soient aussi pertinents que possible dans leur contexte opérationnel local. Pendant que nous mettons en œuvre ce programme unique et ambitieux pour la région, nous sommes impatients de commencer à travailler avec les acteurs locaux pour comprendre les besoins de l’écosystème des marchés financiers dans la région. La finance islamique favorisera non seulement la finance inclusive pour une grande majorité de la population de l’Union monétaire ouest-africaine, mais elle permettra également de générer une croissance significative, émanant de la hausse du capital provenant d’acteurs du marché étant favorables à l’investissement responsable »

Ripert Bossoukpe, Secrétaire Général du CREPMF a déclaré :

« Ce partenariat est très important pour les autorités de l’UMOA ainsi que pour l’ensemble du marché. Il représentera également l’aube d’une nouvelle ère pour le marché, puisque plus de 800 milliards de francs CFA de Sukuk ont déjà été levés via des instruments de titrisation. L’agence prend déjà toutes les mesures nécessaires pour permettre le déploiement du nouveau cadre »

Source : Togoweb.net

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.