La famille de Sibeth Ndiaye connue sur la scène politique sénégalaise

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« C’est aussi au Sénégal, le pays de ma naissance, que j’ai puisé le courage de gravir cette marche en toute humilité », a déclaré Sibeth Ndiaye lundi 1er avril, au moment de sa prise de fonction, en qualité de la nouvelle secrétaire d’État, porte-parole du gouvernement. Arrivée en France à l’âge de 16 ans, Sibeth Ndiaye a grandi auprès de parents ambitieux, politisés et militants.
A la naissance de Sibeth Ndiaye en 1979, son père Fara Ndiaye était député depuis un an et surtout le premier président du groupe parlementaire du Parti démocratique sénégalais. Car il a participé à la création du PDS avec Abdoulaye Wade en 1974.

Un acteur politique puissant donc, marié avec une militante des droits : Mireille Ndiaye a été la seconde femme à accéder au poste de magistrat au Sénégal.

Interrogée en 2017, Sibeth Ndiaye indiquait dans le magazine Elle : « Mon père aimait à répéter qu’il fallait être la meilleure à l’école pour viser toujours le plus haut possible ».

Son père, Fara, n’a pas hésité à quitter le PDS en 1986 pour devenir conseiller du président Abdou Diouf.

Sa mère, qui a fait une partie de sa formation de juriste en France, n’a cessé de gravir les échelons : juge suppléante, procureure générale au niveau de la Cour de cassation avant de devenir, en 2006, la première femme présidente du Conseil constitutionnel. C’est elle qui a d’ailleurs présidé la prestation de serment d’Abdoulaye Wade en 2007.

Mireille et Fara Ndiaye ont donc travaillé au sommet de l’Etat du Sénégal. Leur fille, Sibeth Ndiaye, désormais porte-parole du gouvernement français, estime que ses parents lui ont transmis « l’amour du travail, la passion de l’égalité et l’envie de se dépasser ».

« Hier, le doute m’a submergée lorsque j’ai vu la marche se dresser devant moi », a déclaré Sibeth Ndiaye lundi 1er avril, lors de la passation de pouvoirs avec l’ancien porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui a démissionné pour briguer la mairie de Paris. « C’est d’ailleurs vers les miens, ma famille, mes amis que je me suis tournée. Je veux les remercier ici très profondément du soutien qu’ils m’ont apporté. C’est aussi au Sénégal, le pays de ma naissance, que j’ai puisé le courage de gravir cette marche en toute humilité », a-t-elle ajouté.

« C’est dans mon enfance que j’ai été chercher ces paroles souvent prononcées par nos parents pour nous aider, mes soeurs et moi, à briser les plafonds de verre : « Là où tu es, tu es à ta place ». La France m’a beaucoup donné. Aujourd’hui, c’est à mon tour de le lui rendre », a-t-elle souligné lors d’une brève déclaration.

Source : www.cameroonweb.com

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