La démocratie au cœur des échanges à l’Université de Lomé

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« Ethnies et élections en Afrique : Enjeux actuels et défis futurs ». Tel est la thématique qui a été au cœur des échanges à l’Université de Lomé vendredi dernier, au cours de la conférence de fin d’année académique 2018-2019 à l’endroit des étudiants et universitaires.

Il s’agit pour le Laboratoire d’Analyse des Mutations Politico-Juridiques, Economiques et Sociales (LAMPES), organisateur de cette rencontre, de susciter le débat, des échanges pour permettre de mieux cerner les problèmes que pose le thème et de trouver des solutions pour une bonne démocratie.

Selon l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Otave Nikoué Broohm, directeur du LAMPES, « Il s’agit d’un thème d’actualité qui demande une approche scientifique sereine comme cela se fait dans une agora universitaire. Les gens sont libres de leurs opinions », a-t-il déclaré au terme de la conférence.

Abordant la question de la démocratie, le professeur titulaire estime qu’il y a des pratiques qu’il faut améliorer pour que les choses viennent d’elles-mêmes par la consolidation et le renforcement avec des convictions qui sont forgés par les acteurs pour permettre la création d’une société démocratique.

Quant à Kuakuvi Magloire, Enseignant-chercheur à la retraite, conférencier à cette rencontre d’échanges,ce dernier est parti du constat qu’en Afrique, les parents, les villages et les groupes ethniques de ceux qui détiennent le pouvoir s’identifient à eux comme si le pouvoir leur appartient. Ce qui ne devrait pas être le cas selon lui.

Rappelant que la charte des partis du Togo exige au moins 25 personnes issues de 25 préfectures différentes ou plus avant la création d’un parti politique, il en déduit donc qu’on ne peut créer un parti politique à base ethnique.

Cependant, le professeur fait remarquer que le pouvoir politique s’utilise sur fond d’ethnie, une fois le pouvoir conquis. « Et cela n’arrange pas la République et sa formation parce que la république est pour tous, et la loi également est pour tous », a-t-il expliqué.

Pour une bonne démocratie, l’universitaire a énoncé des principes, notamment le droit de parler en public, sans crainte, ni peur, le vote et l’élection qui doit permettre l’alternance, la réédition de compte à la prise et à la sortie de charge, et enfin l’égalité de droit.

Notons que cette conférence de presse organisée par le Laboratoire d’Analyse des Mutations Politico-Juridiques, Economiques et Sociales (LAMPES), s’inscrit dans le cadre de ses programmes de début et fin d’année académique qu’il réalise chaque année.

Source : www.icilome.com

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