La CTDDH appelle l’Etat togolais à mieux protéger les défenseurs des Droits de l’Homme

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La CTDDH appelle l’Etat togolais à mieux protéger les défenseurs des Droits de l’Homme


Vingt (20) ans après l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies, de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, « quelle protection pour les défenseurs des Droits de l’Homme au Togo ? ».

La Coalition Togolaise des Défenseurs des Droits Humains (CTDDH), avec l’appui de ses partenaires tels qu’Amnesty International Togo et le Réseau Ouest Africain des Défenseurs de Droits Humains (ROADDH) s’engage dans une « grande » campagne de vulgarisation de cette déclaration sur l’ensemble du territoire.

Cette campagne a été officiellement lancée mercredi 18 juillet 2018 à Lomé par les responsables de cette coalition, a constaté sur place l’Agence de presse AfreePress. Elle va permettre de sensibiliser la population sur les dispositions prévues par les Nations Unies pour protéger les droits et responsabilités des individus ainsi que les libertés fondamentales universellement reconnues et promouvoir et garantir les Droits de l’Homme.

« Nous allons vulgariser cette déclaration qui porte 20 articles et qui limite le travail des défenseurs de Droits humains et dans ce cadre, nous allons animer des émissions sur les médias, des rencontres et causerie-débats pour mieux expliquer le contenu de la déclaration aux populations à la base afin qu’elles soient mieux imprégnées du rôle et des droits des défenseurs des Droits de l’Homme », a expliqué le président de la CTDDH, Bonaventure N’Coué MAWUVI.

La campagne va consister également à plaider auprès du gouvernement pour que les choses évoluent 20 ans après l’adoption de cette déclaration. « Les Etats doivent donner une place de choix aux défenseurs de Droits de l’Homme conformément à la déclaration des Nations Unies, au Plan d’action de la Grande Baie et de Kigali. Prendre des mesures législatives spécifiques visant à reconnaître leur statut et protéger leurs droits », a poursuivi M. N’Coué MAWUVI.

Les responsables de la CTDDH ont au cours de cette conférence de presse appelé le gouvernement togolais à « emboiter » les pas des pays de la sous régions notamment, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, et le Mali qui ont adopté une loi qui protège les défenseurs des droits humains dans l’exercice de leurs fonctions. Ils en appellent en outre l’Etat à examiner le cas des défenseurs actuellement détenus en prison afin de leur permettre de recouvrer leur liberté.

Créée le 12 avril 2002 à Lomé, la CTDDH est un regroupement de vingt (20) organisations représentées dans cinq (5) régions au Togo.

Raphaël A.

Source : www.icilome.com

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