La CNDH s’autosaisit de l’affaire des deux présumés braqueurs abattus par la Police

Un grand capharnaüm est né de la mort des deux présumés braqueurs abattus par les forces de l’ordre et de sécurité. L’affaire fait tellement de grand bruit que la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) s’en mêle.

Deux versions distinctes

Le week-end dernier, le porte-parole de la Police nationale informe de ce que des policiers ont abattu deux présumés braqueurs. Il s’agit de Dekpo Mlatawo et de Koffi Semekonawo alias Cimetière dans les environs de la société Sototoles à Kangnikopé.

La version officielle fait croire que ces deux personnes sont des braqueurs suivis depuis quelques semaines par les éléments de la Police. Et que ce dimanche 29 juillet, elles ont été tuées suite à des échanges de tirs entre elles et certains agents du Groupement d’Intervention de la Police Nationale (GIPN). Une explication totalement démontée par les proches des victimes qui accusent la Police d’avoir exécuté extrajudiciairement leurs enfants qui, selon eux, ne sont pas des braqueurs.

« Une délégation des familles des victimes s’est entretenue avec le MMLK. Lors de ces échanges qui se sont déroulés tant au bureau que dans la localité des familles, c’est la consternation et l’indignation auprès de tous. Les familles, les riverains et les populations ont tour à tour précisé qu’il n’y a aucun doute que les deux présumés ont été froidement abattus sur la base des suppositions », détaille le Mouvement Martin Luther King.

La CNDH veut voir clair

L’affaire tient en haleine actuellement les Togolais. Et la Commission nationale des droits de l’homme s’auto-saisit pour faire la lumière et situer les responsabilités de qui a fait quoi et comment. Dans un communiqué, l’institution de promotion et de protection des droits humains informe l’opinion qu’elle travaille sur ce dossier.

En effet, écrit sa présidente, Nakpa Polo : « Suite à la polémique née autour des deux présumés malfaiteurs abattus par le Groupement d’Intervention de la Police Nationale (GIPN), dans la nuit du 27 au 28 juillet 2019 dans les environs de la société Sototoles, la Commission Nationale des Droits de l’Homme s’est autosaisie et a mis en place, un groupe de travail pour faire la lumière sur cette affaire ».

Affaire à suivre donc.

A.H.

Source : www.icilome.com

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