Insécurité alarmante à Lomé : Des forces de l’ordre aux abonnés absents

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L’insécurité a de beaux jours devant elle à Lomé. C’est le moins que l’on puisse dire. L’on sait comment les drogués, jeunes ou adultes, font la loi dans divers endroits de la capitale et, pour peu qu’un endroit soit en proie aux obscurités, tout passant qui s’y hasarde devient leur souffre-douleur. Un pied de nez qui chaque jour que Dieu fait prend corps, ceci dans un pays dont l’armée donne l’impression d’être surarmée.

Et pourtant. Ces chenapans qui ne se nourrissent qu’aux dépens des autres règnent en maîtres dans différents fiefs, lesquels fiefs continuent de nager dans une obscurité à filer la pétoche aux passants. En matière d’endroits, Bè-Kamalodo, Avéto, Assigamé-Sakomi sont entre autres aux premières loges. A ceux-ci vient s’ajouter un terrain clôturé derrière le marché de Hédzranawoé et qui appartiendrait à feu Gnassigbé Eyadema.

Cet espace est devenu aujourd’hui, au grand désespoir des habitants de ce quartier, un repaire de bandits de grands chemins qui se livrent à l’envi au braquage, aux brimades et autres atrocités inavouables. Il se raconte de première main que des canailles de toutes sortes y fourmillent ces derniers temps et qu’à la tombée du jour, l’on peut à ses risques et périls se voir confisquer tout ce que l’on a sur soi. La moindre résistance peut en cuire à celui qui tombe entre leurs mains.

D’autres, selon une autre source, après leurs délits, se retranchent dans leur sacré bastion qui du même coup leur sert de rempart, tout en défiant toute personne de venir les en dégager, si seulement si ils ont le cœur. Certains habitants affirment avoir déjà vu un mort dans cet endroit morose et que rien n’a été fait. Au même moment, la police est curieusement inaudible face à ces malfrats. L’on a l’impression qu’à part chasser à longueur de journée les vendeurs de carburant et mater des populations qui manifestent légitimement, ils sont incapables de protéger leurs citoyens contre les hors-la-loi, de défendre leur cause et par là leur arracher de l’estime.

Or, c’est ce paramètre-ci auquel les gendarmes doivent le plus veiller. Mais s’ils n’y arrivent pas, l’on comprendra qu’ils n’ont été que des fiers-à-bras, des esbroufeurs au grand dam de simples citoyens inoffensifs. Maintenant que ceux-ci en sont venus à être menacés, force doit être au ministère de la Sécurité et de la Société Civile de prendre à bras le corps ce fléau pour nettoyer ces écuries d’Augias.

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