Grève des enseignants: ce qu’il faut retenir du passage de Kokoroko sur la TVT ce vendredi

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Dodzi Kokoroko affiche une sérénité alors que le front de l’éducation est mouvementé. Cette semaine, de nombreux enseignants togolais ont observé 2 jours de grève à l’appel de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN).

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Depuis s’est installé un climat tendu dans le secteur de l’éducation caractérisé par des arrêtés de destitution de Directeurs d’établissements. Pendant qu’on y est, le ministre en charge du secteur assure que tout va pour le mieux.

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Le mouvement auquel a appelé la FESEN les 3 et 4 novembre a été suivi par de nombreux enseignants malgré la sortie des ministres de la fonction publique, Gilbert Bawara et des enseignements, Dodzi Kokoroko déclarant la grève illicite.

Reçu vendredi à la Télévision nationale, le ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat a déclaré qu’il n’y a pas de crise dans le secteur de l’éducation.

« Crise et autres, il n’y en a pas. Il n’y a pas un problème aujourd’hui dans le secteur de l’éducation. Nous avons été clairs, pédagogues en rappelant aux uns et aux autres les dispositions en vigueur. Ceux qui ont décidé de passer outre doivent assumer les conséquences qui en résultent », a déclaré Prof Dodzi Kokoroko.

Le ministre a commencé à sanctionner les enseignants ayant respecté les mots d’ordre de grève de la FESEN. Jeudi déjà, il a pris un arrêté destituant 1192 directeurs d’établissements préscolaire et primaire publics de leurs fonctions. Il les a simplement renvoyés à la craie. 153 autres directeurs ont été ajoutés à la liste vendredi.

Professeur titulaire de droit public, enseignant de son état, Dodzi Kokoroko affirme qu’il applique la règle de droit avec mesure tout en tenant compte des réalités.

Pour le ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, des possibilités de dialogue existent mais à condition que les enseignants s’inscrivent dans un « syndicalisme constructif ». Pour lui, la question de la gratification ne peut pas être au cœur d’une grève.

Toutefois, Prof Kokoroko reconnait que les syndicats des enseignants portaient déjà des revendications liées aux primes prévues dans le Protocole d’accord signé en 2018 sous le magistère de l’ancien Premier ministre, Selom Klassou. Sur le sujet, il estime que les syndicats faisaient une fausse interprétation du document.

« Nous leur avons démontré clairement que le Protocole d’accord n’est pas soumis à une telle interprétation. Toutefois, reconnaissant la place de l’enseignant dans notre société et vu leur exemplarité durant la crise de la Covid19, le gouvernement voudrait les accompagner par cette gratification exceptionnelle », se dépend le ministre.

Justifiant la démission de Directeurs d’établissement, le ministre Kokoroko n’a pas du tout aimé que ces derniers aient refusé de lui transmettre la liste des enseignants. Pire, qu’il se soient eux-mêmes parmi les grévistes alors qu’ils sont des chefs de services de son département.

Ambition de transformation de Kokoroko

A la question de savoir quelle solution pour une année scolaire apaisée, le président de l’Université de Lomé est encore ferme : « La normalité, nous l’incarnons. C’est ceux qui s’agitent qui doivent comprendre que leurs méthodes sont inacceptables », dit-il.

Dodzi Kokoroko indique par ailleurs qu’il y a encore des possibilités de discussion. Mais le ministre ordonne aux enseignants de rentrer dans les rangs parce qu’il a « une ambition pour le secteur de l’éducation ».

« L’école nous est précieuse. Le gouvernement y prête une attention particulière. Il n’y aucune décision irréfléchie dans le secteur de l’éducation. Au contraire, nous voudrions une transformation de l’école de la République. Le dialogue reste établi et ceux qui sont sortis du rang, je les invite à y retourner rapidement parce que le chantage ne construira plus cette République », a pesté Dodzi Kokoroko.

De leur côté, les syndicats des enseignants questionnent la bonne foi du gouvernement qui aurait d’abord mis de côté le statut particulier des enseignants, ensuite révisé « unilatéralement » le Protocole d’accord signé en 2018, pour enfin se faire un mystère sur la question de la gratification exceptionnelle.

Notons que plusieurs tracts en circulation dans le monde de l’enseignement projettent des sit-in et même des grèves sauvages dans les écoles à compter de la semaine prochaine.

Comment sortir de ce guêpier dans le secteur de l’éducation ? Difficile d’entrevoir la suite. Mais quand les enseignants et le gouvernement se battent, c’est évidemment les pauvres écoliers et élèves qui en souffrent.

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Source : Togoweb.net

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