Grand banditisme à Adidogomé : Wonyomé et Apédokoé Gbomamé transformés en ghettos de drogue

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Grand banditisme à Adidogomé : Wonyomé et Apédokoé Gbomamé transformés en ghettos de drogue

Il se développe ces derniers temps un phénomène de grand banditisme dans certains quartiers peripheriques de la ville de Lomé, plus précisément à Wonyomé et Apédokoé Gbomamé et ses environs, et qui échappe malheureusement au contrôle des forces de sécurité. Tout un réseau de trafic de drogue se développe dans les ghettos de ces quartiers ces derniers temps, avec leurs suites de vols et autres crimes dont sont victimes les paisibles populations des coins.

Ils sont des jeunes d’entre 25 et 35 ans qui se sont constitués en réseau. Quand on les voit, la plupart s’habillent bien. Ils donnent l’impression d’être des personnes qui de bonne moralité, ce qui leur permet aussi d’escroquer facilement les honnêtes gens qu’ils rencontrent sur leur chemin. Ils ont pour demeure des ghettos situés dans les antres des quartiers où se déroulent leurs activités illicites. On les voit déambuler dans les quartiers pendant le jour sans rien faire. Ils n’ont aucune occupation, mais sont à l’aise plus que le fonctionnaire qui perçoit honnêtement son salaire.

Des clients, ils en ont. Et ils appartiennent à toutes les classes. Ces derniers connaissent les coins et les recoins de ces bidonvilles qui abritent ces vendeurs d’ « herbes ». Parfois, ils utilisent les marchandises sur place, ce qui indispose les riverains. Mais ces honnêtes citoyens qui veulent être en paix chez eux, n’arrivent pas à réagir pour arrêter ces bandits dans ces dérapages, par peur de représailles. Puisqu’ils sont prêts à attenter à la vie de quiconque s’oppose à leur activité ou à leur mode de vie.

Par exemple il y a environ un an, les populations d’Apedokoé Gbomamé avaient pris leur courage à deux mains et décidé d’assainir le quartier, puisque entre-temps, les vols avaient pris de l’ampleur. Un soir les populations avaient organisé un ratissage au cour duquel elles ont chassé ces bandits de ces bidonvilles et tabassé ceux d’entre eux qui sont réputés. Elles étaient obligées d’intervenir de la sorte parce que déjà à 20 heures, personne ne pouvait emprunter la voie qui passe devant l’Eglise presbytérienne d’Apédokoé Gbomamé en allant vers l’hôtel Vival Rocher.

Chaque jour, les passants étaient dépouillés de tout ce qu’ils avaient sur eux à cet endroit. Cela ne pouvait plus continuer, avaient pensé les jeunes du quartier qui ont réussi à libérer cet endroit. Mais le comble, ces trafiquants et bandits de grand chemin ont repris services quelques mois plus tard. En témoigne un jeune photographe du nom de Honoré Dom retrouvé mort dans un sac de jute le 14 aout 2016.

C’est le lieu d’interpeler le ministère de la Sécurité et de la Protection civile et les responsables de la Police et la Gendarmerie nationale à se pencher sur ces ghettos de drogue qui naissent dans ces quartiers de Wonyomé et Apédokoé Gbomamé.

www.icilome.com

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