G5 Sahel: réunion ministérielle ce lundi à Paris

De réunion en réunion, la force conjointe du G5 Sahel se construit pas à pas. « Il faut passer à une autre dimension », disait Florence Parly lors de son déplacement au Mali en début d’année. Mais il reste encore beaucoup de choses à régler. Les contours du commandement exercé par le général malien Didier Dacko, qui, précise-t-on à Paris, doit « jouer le rôle d’interface entre les pays de la région » : l’articulation des postes de commandement, la génération de force, la liste précise des équipements nécessaires.

« L’objectif est de ressortir de la réunion avec une feuille de route, et un calendrier des opérations », particulièrement dans le fuseau centre qui inclut la zone des 3 frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. C’est dans ce fuseau que se concentre l’action de la force dans un premier temps. Mais « constituer des coalitions prend du temps », rappelle-t-on au ministère des Armées à Paris qui « n’exclut pas de solliciter l’armée tchadienne, pour accélérer les choses ».

Les redoutables combattants tchadiens déjà envoyés dans l’Adrar des Ifoghas au début de Serval il y a 5 ans, puis engagés sous les couleurs des Nations unies (MINUSMA), pourraient alors revenir jouer un rôle de « force bélier » dans la région. Rien n’est encore décidé, mais l’option est envisagée, alors que la zone d’action des Tchadiens dans le cadre de la Force conjointe (FCG5S) se trouve en principe à 2 000 kilomètres plus à l’Est.

Source : www.cameroonweb.com

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