France: il découvre un rongeur dans sa canette de Coca-Cola

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Il y avait la souris courant dans les rayons d’un supermarché, nichée dans l’emballage d’une baguette et maintenant… flottant dans la canette de Coca-Cola. Le 7 mars dernier, Damien, 34 ans, aurait préféré ne pas faire cette nouvelle découverte. Alors qu’il rentrait chez lui et après avoir bu en entier son soda, cet informaticien assure être tombé nez à nez avec un rongeur, coincé dans la canette.

Après une commande dans son restaurant habituel près de son travail, Damien reçoit avec sa pizza une canette de Coca. « Je ne la bois pas lors du repas, mais à mon retour chez moi », confie le jeune homme. Il ne détecte rien d’anormal, pas de goût suspect ni de texture inquiétante. « La canette terminée, je la vide pour éviter que le fond ne coule dans la poubelle. Et là, je me rends compte qu’elle n’est pas vide », raconte cet habitant de Varenne-sur-Seine (Seine-et-Marne).

Selon son récit, il constate avec horreur que le poids de sa canette est dû à un rongeur mort. « J’ai tout de suite appelé Coca-Cola et ils ont passé un sale quart d’heure ». Après cette prise de contact, il reçoit ensuite une lettre, expliquant que la sécurité de la chaîne de fabrication de l’entreprise est totale, et que cela ne peut pas provenir de chez eux. Damien se rend également au commissariat, qui ne prend pas sa plainte. « Ils m’ont dit de trouver des solutions sur Internet », témoigne-t-il, amer.

Il découvre un rongeur dans sa canette de Coca

Des risques de leptospirose

La firme lui fait également parvenir un sac dans lequel il est invité à mettre la canette. « Ils m’ont demandé de la renvoyer pour procéder à des analyses, mais hors de question. À partir du moment où je leur envoie je n’ai plus de preuve », tance Damien. Depuis, elle est entourée à triple tour dans du cellophane dans son congélateur.

Inquiet pour sa santé, Damien appelle ensuite son médecin pour demander une prise de sang. « Il m’a expliqué que les sucs gastriques devaient avoir tué toute bactérie éventuelle », explique Damien. Pas vraiment rassuré, il contacte également son centre antipoison. « Je suis sous surveillance durant 21 jours, et si je ressens un état grippal, je dois me présenter à l’hôpital » pour prévenir tout risque d’infection à la leptospirose.

Cette maladie, qui touche 600 personnes en France tous les ans, selon le docteur Picardeau directeur du Centre national de référence de la Leptospirose à l’Institut Pasteur, est principalement portée par les rongeurs. Elle est régulièrement associée aux canettes de Coca-Cola en raison d’un hoax vieux de plusieurs années, qui prétendrait qu’une personne est morte d’une leptospirose fulgurante après avoir bu une canette entreposée dans un hangar, touchée par de l’urine de rat.

Des canettes « systématiquement retournées et rincées »

Une idée qui a fait son chemin puisque beaucoup de personnes ressentent le besoin de nettoyer le haut de leur canette avant de la boire. « Tous les mammifères sont porteurs de la bactérie pathogène, mais surtout les rongeurs qui l’évacuent par les urines », explique le docteur Picardeau. Mais si elle peut vivre durant plusieurs semaines dans l’eau, peu probable qu’elle ait survécu à du Coca, selon lui.

Une question reste en suspens : comment le rongeur est arrivé là ? Selon Damien, il a bu la canette sur le chemin du retour, la gardant toujours en main et rendant ainsi impossible l’intrusion du rongeur après ouverture. Il évoque donc deux scénarios possibles : « Soit la souris était dans la canette et le coca a été versé dedans. Soit elle était dans une cuve de coca, et le liquide a été renversé ensuite dans la canette ». Deux théories balayées par Coca.

Contactée, la firme vante les méthodes de fabrication de ses canettes qui sont « systématiquement retournées et rincées par de puissants jets, et font l’objet d’un contrôle constant garantissant leur parfaite hygiène ». « Nous attendons de recevoir des éléments de la part du consommateur pour procéder à des investigations approfondies. Aujourd’hui il nous est impossible d’établir la véracité de cette information », poursuit-elle. En attendant, pour dédommagement, Damien dit s’être vu proposer un bon d’achat pour… un pack de Coca-Cola.

Source : www.cameroonweb.com

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