« Faure-vi » court après ses pairs

C’est la saison des cérémonies d’investiture dans l’espace ouest-africain. Après les mascarades électorales, place aux cérémonies de prestation de serment. Après l’investiture d’Alassane Ouattara lundi, ce fut le tour de l’octogénaire-dictateur-président-sénile de la Guinée Alpha Condé. Le colosse président ghanéen Nana Akufo-Addo qui s’est fait élire de manière pas très catholique est le prochain sur la liste. Son tour de magie surpris dans beaucoup de milieux, nos voisins de l’ouest sont connus comme ayant une longue tradition démocratique dans les gènes. Pourtant cela n’a pas empêché le géant Akufo-Addo de se jouer d’eux. Nos voisins qui prennent plaisir à se moquer goguenard de nous, n’ont vu que du feu.

Les élections se déroulent selon le même tempo dans l’espace « Cédé Yawo ». Les présidents « Codivorien » et guinéen ont modifié la constitution de leur pays pour ensuite organiser des braquages électoraux pour se maintenir sur le tabouret présidentiel. C’est le même scénario dans tous les pays.

Ce n’est pas un secret. Tous ces présidents ont pris exemple sur la Terre des ancêtres de nos aïeux. C’est le jeune doyen « Faurevi » qui a initié ses pairs et compères. Le fils du « baobabier » est déjà à son quatrième mandat. Il s’est personnellement déplacé pour l’investiture des « vié pères » ivoirien et guinéen pour les encourager et leur montrer la recette de comment rester longtemps au pouvoir.

Oui, le Prince après les nombreux problèmes dans son pays et la pandémie du « Kofivi-19 » a repris les airs. Il n’a rien voulu rater des cérémonies d’investiture de ses pairs. Ce qu’on ne comprend pas, c’est qu’aucun président même ceux derrière qui le « p’ti » court aujourd’hui n’était à sa propre cérémonie le 4 mai dernier à la nouvelle présidence. On se rappelle qu’il avait fait appel à son ancien bras gauche le ministre grand format Pascalito qui était allé donner un peu d’éclat et d’envergure à la cérémonie. A part lui et les représentants du corps diplomatique, aucun président n’avait fait le déplacement le déplacement de Lomé pour lui apporter leur soutien.

Pourquoi le syndicat des chefs d’Etat est si mauvais ? Ils veulent suivre l’exemple de leur doyen mais ne sont pas là au moment où il a le plus besoin d’eux.

Source : Liberté N° 3296 du 17/12/2020

Source : 27Avril.com

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