Elections au Zimbabwe: controverse autour du vote des forces de sécurité

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Alors que le Zimbabwe s’apprête à vivre ses premières élections depuis le départ de Robert Mugabe, un scrutin que le nouveau président Emmerson Mnangagwa a annoncé le plus transparent possible, l’opposition dénonce déjà plusieurs manœuvres du pouvoir pour le truquer. La dernière controverse a eu lieu vendredi 13 juillet, avec le vote anticipé des policiers et militaires.
Lorsque des membres du parti d’opposition du MDC forcent l’entrée d’un commissariat de Bulawayo, la deuxième ville du pays, vendredi 13 juillet, ils découvrent que les officiers de police réquisitionnés le 30 juillet prochain, jour des élections, ont commencé à voter.

Le vote a lieu en catimini, sans la présence de représentants des différents partis politiques, ni même des officiels de la Commission électorale du pays. Celle-ci avouera plus tard ne pas avoir été tenue au courant de la tenue de ce vote anticipé. Seuls sont présents les officiels de la police en charge de la surveillance du processus.

Le MDC parle de pressions, affirmant que les policiers n’avaient pas d’autres choix que de déposer leur bulletin dans l’urne sous le regard de leurs supérieurs. Son président Nelson Chamisa va plus loin : selon lui, la Commission électorale a sciemment évité de se rendre dans les commissariats, car elle serait sous les ordres de la Zanu-PF, le parti au pouvoir.

Ces soupçons viennent entacher l’intégrité du scrutin avant même son commencement. L’Union européenne a déployé plus de 40 observateurs chargés de surveiller le processus, dont certains ont assisté au vote dans les commissariats. Leur rapport sera donc très attendu pour réellement évaluer la promesse de transparence d’Emmerson Mnangagwa.

Source : www.cameroonweb.com

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