Des armes venues d’ailleurs découvertes aux mains des manifestants, dénonce le ministre Yark

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Plus de 48 heures après les manifestations du samedi 19 août 2017, les réactions continuent de se multiplier et de condamner le « caractère violent » des événements. Après les communiqués de condamnation des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, c’est désormais le tour du gouvernement de monter au créneau pour donner sa version des faits et situer l’opinion nationale et internationale.

Beaucoup pointé du doigt et accusé d’avoir ordonné la répression observée au cours des manifestations de samedi, le ministre Yark Damehane, réagit enfin à travers un communiqué rendu public ce lundi et dont l’Agence de presse Afreepress a obtenu copie. Dans ce communiqué, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, au « nom du Président de la République et de l’ensemble du gouvernement », exprime ses sincères condoléances aux familles éplorées et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés pris en charge dans les centres médicaux.

Dans ce communiqué, le Colonel Yark Damehane revient plus en détails sur le film des évènements et dénonce l’attitude des premiers responsables du Parti National Panafricain (PNP) qu’il accuse d’avoir ignoré les recommandations et observations faites par le ministère de l’Administration Territoriale.

Selon lui, les services compétents du ministère de l’Administration Territoriale étaient fondés à décider soit du report ou de l’interdiction pure et simple de la manifestation. Ce qu’ils n’ont pas fait préférant émettre des recommandations écrites au président du PNP sur les itinéraires et lieux de rassemblement « dans le délai légal » et sur la base des dispositions de l’article 14 de la Loi Fondamentale.

Sur cette base, souligne le ministre, il était attendu que les organisateurs se conforment aux nouvelles recommandations. Malheureusement, déplore-t-il et « contrairement aux recommandations et en dépit des clarifications opérées au cours d’une conférence de presse tenue par le gouvernement le jeudi 17 août 2017, le PNP a engagé sa marche au mépris des règles établies devant garantir à tous les citoyens et résidents togolais, la liberté d’aller et de venir ».

Au cours des manifestations de Sokodé, révèle le Colonel Yark Damehane, « des manifestants se sont permis de s’en prendre physiquement à certains éléments des forces de sécurité qui ne jouaient que leur rôle de maintien de l’ordre, de les dépouiller de leurs armes comme le montrent plusieurs images et vidéos amateurs ». D’autres armes découvertes auprès des manifestants, indique le ministre de la Sécurité, ne « font pas partie de celles dérobées au commissariat de police » de la ville de Sokodé.

Si dans plusieurs villes (Anié, Kara, Lomé, Bafilo) la marche a pu se dérouler sans incidents, cela n’a pas été le cas à Sokodé, fait savoir l’officier de gendarmerie qui fait observer que tous ces faits ont été passés sous silence par les médias internationaux « pendant que de prétendues répressions de manifestants étaient mises en avant ».

« Nous regrettons l’absence d’équilibre dans le traitement des informations dans les médias internationaux comme l’atteste le parti pris flagrant de ne pas relever le caractère très violent des manifestants qui ont incendié le commissariat de la ville, saccagé et brûlé les véhicules et engins à deux roues en stationnement dont un véhicule de la police, une ambulance des sapeurs-pompiers et dérobé des armes et des munitions », dénonce le communiqué du Colonel Yark.

Rappelons que les événements du 19 août 2017, ont fait selon les chiffres du gouvernement, deux (02) morts, cinquante-sept (57) blessés parmi les forces de l’ordre et 20 blessés parmi les manifestants ainsi qu’une soixantaine d’arrestations.

A.Y.

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