Coronavirus au Togo: les à côté de la crise

La crise sanitaire due à la Covid-19 s’est doublée d’une crise économique même si officiellement, les conditions n’en sont pas toutes réunies. Dans la réalité de chaque jour, les populations en ressentent déjà les effets.


Et pour la plupart, qui se retrouvent désœuvrés (qu’ils soient du secteur formel ou de l’informel) à la suite des mesures gouvernementales édictées en vue de limiter le risque de propagation du virus, notamment un couvre-feu de 20h à 06h réaménagé pour la tranche horaire 21h-05h, la fermeture des discothèques, débits de boissons et autres,

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Si au plan macro, les prévisions sont bouleversées, la croissance économique attendue à 5,5% devant plutôt ressortir entre 1,1% et 1,5% cette année, les populations elles aussi ressentent de plein fouet au quotidien, les effets de la crise sanitaire liée à la Covid-19 sur leurs bourses.

De fait, que ce soient ceux qui travaillent dans la restauration, l’hôtellerie ou l’industrie culturelle, qu’ils relèvent du secteur formel ou de l’informel, ils subissent tous les effets de la crise. S’il est vrai que leurs activités se mènent aussi de jour, c’est surtout la nuit que celles de la plupart d’entre eux fleurissent.

Discothèques et débits de boissons fermés, personnel reclus à la maison ou réduit au minimum. Standard Food Totsi, Wings’n shake, Miami 228 ou hôtel du Golfe, la situation était quasi identique jusqu’à très récemment. La crise en a rajouté à une situation déjà difficile pour les populations.

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Un tour au carrefour Limousine, coin où on note en temps normal une animation exceptionnelle qui en fait un véritable business center les nuits, permet de se convaincre de ce que rien n’est plus comme avant. La situation des conducteurs de taxi-moto est loin d’être meilleure.

Les pouvoirs publics ont conscience de ce que les populations paient un lourd tribut de cette crise ainsi que des mesures édictées pour limiter le risque de propagation du virus. Elles ont alors opérationnalisé Novissi, le programme d’allocation d’un revenu minimum de subsistance aux hommes et femmes qui ont perdu leurs emplois du fait desdites mesures à raison de 10 500 et 12 250 FCFA.

D’abord parce que le programme ne couvre pas tous les concernés, étant donné que tous ne sont pas détenteurs de la carte d’électeur qui seule, rend éligible au programme. Ensuite, à Lomé où l’initiative a été lancée, les ressources allouées ne permettent pas suffisamment aux bénéficiaires de faire face aux charges.

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Source : Togoweb.net

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