[CONFIDENTIEL] : Nathaniel Olympio épinglé dans une sombre affaire de 2 millions

Nathaniel Olympio, le président du Parti des Togolais s’adjuge la palme d’or des employeurs mauvais payeurs. En toute irresponsabilité, l’opposant politique togolais s’est payé le luxe d’exploiter un de ses compatriotes des années durant sans rémunération. Derrière ce tableau pitoyable et révoltant se dessine un drame si rien n’est fait.

C’est d’une voie brisée, sinon morcelée, que l’employé (que nous désignons par Yovo), nous a relaté son épouvantable expérience vécue alors qu’il était au service de Nathaniel Olympio. Recruté en 2014 comme garde du corps, il a passé seulement deux années aux fins de mois bien rondes.

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Dès 2016, année où Nathaniel Olympio était propulsé à la tête du parti à la suite de la condamnation de Alberto Olympio pour 60 mois de prison dans une affaire de malversation, les difficultés ont commencé pour Yovo. Les arriérés de salaire s’amoncelaient au fil des mois.

« Je suis son garde du corps. A toutes les manifestations de l’opposition où Nathaniel Olympio est présent, si vous observez bien, deux hommes sont toujours postés derrière lui. Je suis l’un d’eux. Mais j’accomplis également d’autres tâches supplémentaires. J’ai avec lui des arriérés de salaire de 2016, 2017, 2018, 2019, 2020. Au total, 33 mois de salaire impayé. Quand le covid est arrivé, le 22 mars 2020, le matin il sort et me dit d’aller rester à la maison jusqu’à nouvel ordre. Il m’a rien donné, pas même 5 mille. Fin mai 2020, il m’appelle et me demande de venir commencer le travail. C’est là je lui ai dit non, il doit au préalable me régler les arriérés. Et jusqu’aujourd’hui, il n’a plus fait signe. Dernièrement, je lui ai écrit en septembre, il m’a rassuré qu’il va me payer la totalité des arriérés. J’ai tout noté, j’ai bien gardé toutes nos discussions”, expose Yovo.

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Celui-ci ne serait pas la seule victime. Avec les autres employés, Yovo rappelle qu’ils n’ont aucun statut juridique, pas de contrat, pas de déclaration à la caisse nationale de sécurité.

« Au début, il nous avait demandé d’amener nos dossiers, ils vont nous signer des contrats. Ce qu’on a fait, mais les contrats ne sont jamais signés. Je me suis sacrifié pour lui durant tout ce temps, je veux seulement mon argent, je ne veux pas trop parler » s’indigne Yovo qui considère que son ancien patron se fout éperdument de la vie des gens.

« J’ai caché l’information durant tout ce temps pour le couvrir, maintenant ça va quoi. J’ai des dettes que je dois régler, ma situation est inquiétante, il doit me payer. Je lui écris, il lit, mais il fait comme si de rien n’était », peste-t-il.

Même comportement affiché par Nathaniel Olympio envers la rédaction de Symphonie. Contacté pour des besoins de recoupements, il s’est dédaigneusement muré dans son mutisme, lui qui est devenu le plus grand cancanier de l’opposition ces derniers temps, fouinant et nommentant tous les actes posés par les gouvernants, surtout sur les réseaux sociaux devenus son cadre privilégié d’expression.

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Le cyberactiviste qu’il est devenu, qui s’érige en parangon de vertu et donneur de leçons de bonne gouvernance, serait plutôt un minable, pire, un cruel employeur qui n’a cure de l’atrocité qu’il inflige à ses employés qu’il prive de salaires plusieurs années durant. Yovo subit ces derniers mois les foudres de la précarité, et son entourage a bien peur que la dépression le dope d’envie suicidaire si rien n’est fait. Payé dans un premier temps à 55 mille francs, Yovo a vu son salaire grimper à 80 mille à partir de juillet 2017 après l’extension de ses obligations.

Trente-trois (33) mois d’arriérés récupérés, au total 2 640 000 F CFA, devraient lui faire revoir la vie en rose. C’est malheureusement le cadet des soucis de son ancien employeur Nathaniel Olympio. Ce dernier, pour l’heure, dans sa tunique de cyber-activiste, dézinguer proprement Faure Gnassingbé vaille que vaille reste sa préoccupation principale.

La Symphonie No 178

Crédit: aLomé

Source : Togoweb.net

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