[CONFIDENTIEL]: au palais, le RPT revient avec force!

Démocratie, Etat de droit et droits fondamentaux sont un triptyque indissociable dans tout Etat et constituent l’idéal à atteindre. Les droits fondamentaux se doivent, dans toute société, d’être reconnus, respectés, mais surtout, protégés, afin que les citoyens puissent véritablement en bénéficier.

Mais au Togo, on s’en éloigne chaque jour. La démocratie, l’Etat de droit et les droits fondamentaux sont tous remis en cause. C’est une lapalissade, depuis des lustres, notre pays a divorcé avec la démocratie.

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Institutionnellement, c’est la démocratie qui est en vigueur au Togo, mais cet idéal est braconné et depuis 5 décennies, une monarchie de fait s’y est installée. Il est en mode marche arrière comme le dirait un acteur politique.

L’un des principes caractéristiques de la démocratie, l’alternance au pouvoir, demeure un vœu pieux. Depuis 54 ans, c’est la même famille qui est au pouvoir et qui concentre tous les leviers du pouvoir entre ses mains. Et cela ne risque pas de changer de si tôt. En face, une opposition fort divisée et destructurée qui passe son temps s’auto-détruire.

Il y a quelques jours, des défenseurs des droits de l’Homme avaient lancé un appel patriotique et un sens de responsabilité à l’endroit des partis politiques de l’opposition démocratique à mettre fin à leurs querelles intestines futiles pour se concentrer sur l’essentiel à savoir, la libération des Togolais du joug de la dictature et l’avènement de la démocratie qui sont leur mission et leur raison d’être. Rien n’y fait. Ils continuent de se battre entre eux.

Pendant ce temps, le régime cinquantenaire qui ne rencontre aucune résistance en face, continue jour après jour, à déconstruire quelques acquis démocratiques arrachés de haute lutte par les Togolais. Aujourd’hui, les libertés fondamentales garanties par la Constitution sont attaquées, sans que cette situation ne provoque des réactions de l’opposition qui prétend œuvrer pour la libération des Togolais. Elle est devenue aphone.

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Lorsqu’il vient à l’idée de ceux qui incarnent l’opposition de se battre, leur rage et leur colère ne sont pas dirigés contre le système en place depuis des décennies, mais contre leurs compagnons d’infortune plus misérables qu’eux-mêmes. A longueur de journée, ils se livrent à des querelles de chiffonniers sur les réseaux sociaux.

Après avoir imposé des mesures restrictives et coercitives aux libertés de manifestations, c’est la liberté de presse et d’expression qui est visée depuis un temps par le régime de Faure Gnassingbé. Les journaux, s’ils ne sont pas broyés par la machine judiciaire, sont mis sous éteignoir par l’autorité de régulation des médias. « La loi sur la cybersécurité restreignant gravement la liberté d’expression, un code pénal révisé criminalisant la diffamation et les offenses contre les autorités publiques font partie de l’arsenal utilisé pour réprimer les libertés au Togo », relève Civicus Monitor dans son rapport.

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Aujourd’hui, ce sont les libertés syndicales et d’associations réconnues par la Constitution que le régime manœuvre à restreindre à travers la relecture annoncée du code du travail. Une restriction qui porte le sceau des enseignants « new comer » dans le gouvernement Dogbé. Pourvu qu’ils ne deviennent pas demain les victimes de la loi inique qu’ils élaborent aujourd’hui.

De fait, les Togolais sont opprimés par tous les moyens. On assiste impuissant au retour humiliant de la pensée unique et du parti-Etat.

Liberté

Source : Togoweb.net

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