Concours de recrutement : quand on paie 15 000 FCFA alors que son sort est joué d’avance

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Un communiqué signé le 22 novembre 2021 par le ministre de la fonction publique, Gilbert Bawara annonce un concours de recrutement de 2725 agents dans la fonction publique togolaise. Ce concours aura lieu en février 2022, selon le communiqué.

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A l’instar de tous les autres concours, il a été exigé un lot de documents pour constituer le dossier. Certaines pièces devront être timbrées ou légalisées. Il s’agit de :

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  • la demande manuscrite : 500 F;
  • acte de naissance : 500 F;
  • duplicata du certificat de nationalité togolaise : 1 000 F;
  • copie légalisée du diplôme : 500 F;
  • casier judiciaire : 2 000 F;
  • certificat médical : 5 000 F;
  • droits d’inscription : 5 000 F.

Ainsi donc, pour passer ce concours, il va falloir pour chaque candidat de débourser au bas mot 15 000 F pour timbrer ou légaliser ses pièces.

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Un petit calcul.

Au Togo, pour un recrutement pour 400 postes, 15 000 candidatures sont enregistrées.

Il y aura probablement pour le concours actuel au moins 120 000 candidatures qui espèrent ainsi finir avec le chômage.

Avant même que ce concours n’ait lieu, les caisses de l’État vont recevoir la rondelette somme de 15 000 F x 120 000 candidatures soit près de 2 milliards de nos francs comme droits de timbres et d’inscription.

Et souvent, les résultats de ces concours – qui ressemblent fort à des arnaques – ne sont jamais proclamés.

S’ils sont proclamés, les vrais admis sont remplacés par des parents, des mindèfrères, des copains et copines grâce au clientélisme, au clanisme et au tribalisme ambiants.

Alors, si l’État devra collecter 2 milliards sur les candidats pour organiser le recrutement de 2725 agents, cela ne devrait-il pas amener les populations à s’interroger ?

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Il y a trois ans, le gouvernement avait annoncé que le permis de conduire catégorie A pour les deux roues est rendu obligatoire.

Plusieurs millions de nos compatriotes ont payé une quittance de 8 000 F à la DOSI pour bénéficier de la formation à ce permis.

Depuis lors, personne ne dit plus rien sur cette opération. Et l’argent versé par les citoyens est bloqué on ne sait où sur quel compte, abandonné entre les mains d’individus véreux qui seraient en train d’en disposer allègrement sans la moindre inquiétude.

Si nous supposons qu’au moins 1 million de nos compatriotes ont versé ces 8 000 F, c’est donc 8 milliards de FCFA qui se sont volatilisés dans la nature depuis trois ans comme ça.

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Alors, si ce permis de conduire pour motos n’est plus obligatoire et à l’ordre du jour, eh bien, qu’attend-on pour retourner l’argent aux personnes qui ont versé les 8000 F?

Il est temps qu’on éclaire l’opinion sur cette grande arnaque organisée par l’État togolais contre ses propres citoyens et à en publier les résultats et à exiger le reversement de l’argent aux victimes.

Source : Togo Scoop

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Source : Togoweb.net

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