« Comme des enfants malpolis »

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Le cas des enseignants directeurs déchus, rendus coupables de grève, fait jaser. Le député Gerry Taama, président du parti du Nouvel Engagement Togolais (NET) se voit de gré mêlé au débat. Demandant publiquement une faveur au Premier Ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, il tacle, dans une énième sortie sur les réseaux sociaux, le ministre de l’Enseignement Primaire, Prof. Kokoroko.

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Je dois être honnête avec vous, j’ai discuté avec plusieurs leaders syndicaux, car je crois que c’est le rôle d’un député que de s’intéresser aux problèmes sociaux. J’ai aussi, comme promis, interpellé le ministre de l’enseignement primaire et secondaire et envoyé un courrier au premier ministre. Au premier ministre, je ne demande qu’une chose. Le report ou l’annulation pure et simple de la sanction décheant les directeurs d’établissement de leur fonction. Il n’y a aucune justice dans ça.

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J’ai retrouvé le ministre Bawara tel qu’il est devenu et qu’il ne devrait plus jamais changer : un ministre avec un langage mesuré et apaisant. Il parle de diligences prises pour régler le problème de la gratification exceptionnelle et c’est ce qu’il fallait dire depuis le début. Qu’est-ce qui est difficile dans ça ? Ce changement de ton est une bonne chose. Je le félicite pour cela. Je félicite aussi la FESEN pour son ouverture d’esprit. Le report de la seconde grève, lancée dans la précipitation est une excellente décision. Il leur faut maîtriser les contraintes de l’article 324 du code de travail : 10 jours obligatoires de préavis et être ouvert au dialogue en amont. Rien de compliqué en soi.

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Je suis aussi du même avis que la FESEN sur l’abandon pur et simple des sanctions contre les directeurs. Si elle n’arrive pas à faire annuler cette décision, elle perd toute crédibilité. Un syndicat qui n’est pas en mesure de défendre ses membres n’a aucune utilité. Je crois que si la mesure n’est pas levée, on va au-devant de problèmes plus sérieux. Quand un syndicat arrive à mobiliser plus de 70 % d’un corps de métier, on doit reconnaître qu’il est représentatif et éviter de le prendre de haut. J’ai détesté la façon dont on a traité les enseignants grévistes comme des enfants malpolis. Nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui grâce à nos maîtres et directeurs d’école primaire. Sincèrement, on dirait que certaines personnes font exprès pour que le pays-là explose quoi ! Le calme dans la dèche où nous vivons ne plaît pas à certains, on dirait.

Pour finir, je pense que si tu promets quelque chose à quelqu’un et que la situation se complique, il faut juste faire preuve d’humilité et lui expliquer tes difficultés. Si le ton est juste et avenant, il te comprendra. Mais si tu lui présentes ta promesse comme une faveur, que tu lui donneras comme bon te semble, il est loisible que ses oreilles se ferment. Le terrain est très difficile pour les enseignants, qu’on affecte à tout va, dans des villages privés de toutes commodités. Nous devons faire preuve de solidarité avec eux, et non les traiter avec hauteur et condescendance.

Selon vous, que devrait faire la FESEN maintenant ? Vos avis m’intéressent.

Soutenons nos enseignants vivants.

Gerry.

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Source : Togoweb.net

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