Ces rafles qui traduisent la fébrilité du pouvoir

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Ces rafles qui traduisent la fébrilité du pouvoir


Descentes musclées, des engins saisis et mis en fourrière. Plusieurs quartiers de Lomé ont été la cible d’une opération dite de prévention de la criminalité menée par les forces de l’ordre cette semaine. Que recherchent les forces de défense et de sécurité dans leurs rafles à répétition dans les quartiers qui terrorisent les populations ?

En effet, dans ces quartiers, les usagers ont vécu de véritables calvaires. Le mardi dernier, à partir de 19 heures, une horde de gendarmes et de policiers a envahi Tokoin Séminaire, Tokoin Gbadago, Tokoin Cébévito pendant plusieurs heures. De farouches fouilles ont été imposées aux riverains et aux usagers. Fautes de pièces, des conducteurs ont vu leurs engins retirés et embarqués. Les riverains qui n’ont pas leurs pièces ont été soumis à des traitements inappropriés.

Au petit matin d’hier jeudi, c’était le même calvaire. Sur le boulevard des armées laissé dans un état délabré, l’opération a lourdement perturbé la circulation, provoquant la colère chez les usagers, surtout ceux qui devaient rejoindre à temps leurs lieux de travail.

Cette descente inopinée n’est pas la première du genre. Vu le contexte sociopolitique actuel du pays, elle créé la peur chez les populations. Au cours de ces opérations, les gendarmes n’hésitent pas à rentrer dans les maisons qu’ils perquisitionnent sans aucun mandant. Ce qui est une violation de la Constitution.

A l’issue d’une telle opération menée récemment à Agoè Zongo, Champ de tir, Bernard Copé, Alinka, Fidoukpui et Démakopé, plus de 80 personnes ont été arrêtées. Leur interpellation a été justifiée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Gal Yark Damehame par le fait que des fusils de chasse, des machettes et autres auraient été retrouvées chez elles.

Ces arguments du patron de la sécurité sont loin de convaincre. Pour plus d’un, il s’agirait d’intimidations et de menaces. Depuis la mobilisation du 19 août 2017 contre le régime de Faure Gnassingbé, le pouvoir Rpt/Unir, dans sa fébrilité, se met à la traque des citoyens pour leur opinion politique. Ils sont pourchassés, violentés, jetés en prison et même tués.

Ces rafles ayant lieu à la veille de l’appel à marcher de l’opposition, manifestation finalement ajournée, on s’interroge sur ces rafles des forces de défense et de sécurité. Mais vu la détermination du peuple assoiffé de l’alternance, la lutte reste invincible.

Source : www.icilome.com

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