Candidature unique: ces exigences qui ont « tué » Fabre

Le choix porté par Mgr Philippe Fonoko Kpodzro sur l’ancien ministre Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo pour être le candidat unique de l’opposition à la présidentielle du 22 février prochain avait fait réagir plusieurs leaders de l’opposition et, au-delà, une bonne partie de l’opinion togolaise.

Même si le prélat s’est justifié en estimant avoir été « inspiré par le Seigneur », il faut dire que quelques critères « humains » ont déterminé son choix comme le précise le site internet dédié à la collecte de fonds pour la campagne du candidat Agbéyomé Kodjo.

Au nombre de neuf (9), ces critères sont : avoir de l’expérience en matière de gouvernance administrative et politique,  avoir un carnet d’adresses bien fourni sur le plan diplomatique international,  avoir un profil rassurant pour l’armée, avoir de la popularité (ou la notoriété) au sein des masses populaires, avoir la capacité de transcender et de résoudre les questions délicates de considération ethnique, avoir l’envergure d’un vrai Homme d’Etat capable de représenter et de défendre valablement les intérêts du Togo, avoir une bonne connaissance des dossiers d’actualité (nationale et internationale), avoir une bonne ouverture d’esprit, un esprit de consensus et un souci constant de l’intérêt commun et général, avoir la maîtrise des enjeux géopolitiques et géoéconomiques avec un souci de l’intérêt supérieur du Togo.

Il est facile de noter, à l’observation que  les critères qui ont sans doute joué contre le choix de l’ex-chef de fil de l’opposition Jean Pierre Fabre sont ceux relatifs à l’expérience en matière de gouvernance administrative et politique ou encore profil rassurant pour l’armée.

En effet, s’il y a un reproche qui a été toujours fait au président de l’Alliance Nationale c’est bien son inexpérience en matière de gestion des affaires publiques. Un reproche qui n’a plus droit d’être depuis les élections locales de décembre 2018 et l’élection de  Jean Pierre Fabre à la tête de la commune du Golfe 4. Quant au critère relatif à l’armée, les analystes politiques n’ont de cesse de rappeler qu’avec le rôle joué par l’armée dans l’histoire politique togolaise, rassurer l’armée –et surtout certains de ses officiers du composent régulièrement avec le pouvoir- est une condition siné qua non à l’alternance politique au Togo.

Il faut rappeler par ailleurs que malgré l’appel de Mgr Kpodzro à une unicité d’action au sein de l’opposition, huit  (8) candidats de l’opposition se sont déclarés à la prochaine présidentielle dont le premier tour est prévu pour le 22 février 2020.

Hubert BATALA

Source : Togoweb.net

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