Camp du futur Togo 2020 : filouterie qui ne dit pas son nom

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photo@illustration

Depuis l’année passée, le ministre de
l’Agriculture, de la Production animale et halieutique, Noël Koutera Bataka a
initié des projets de formation au profit des jeunes entrepreneurs du Togo. Le
projet vise, selon le ministère, à accompagner de jeunes agriculteurs pour en
faire de bons entrepreneurs et également l’émergence entrepreneuriale dans les
secteurs agricoles à travers la mise à disposition des équipements de
transformation mobile aux jeunes et une offre de formation numérique massive
basée sur des jeux de simulation sur Smartphone. Il a été mis en œuvre pour la
première fois à Adéta dans la préfecture de Kpélé dans le cadre de l’opération
Téléfood 2019 qui se fixe comme challenge d’agir pour un monde faim zéro. Vu
les résultats probants de cette phase pilote, les autorités compétentes ont
décidé d’étendre cette formation aux autres localités sur toute l’étendue du
territoire.

Ainsi, une autre formation dénommée «
Camp du futur Togo 2020 » a été organisée du 25 janvier au 5 février dernier et
a vu la participation de plus de 20.000 jeunes et femmes agri-preneurs. Elle
s’est déroulée simultanément sur 13 sites, notamment dans le Golfe, à Agoè, dans
le Vo, à Notsè, Agou, Atakpamé, Sokodé, Sotouboua, Kara, Bassar, Niamtougou,
Mango et Dapaong. Mais, cette fois-ci, c’est sans comptersur les irrégularités
dont fait preuvele ministère dirigé par Noël Bataka depuis quelques mois.

En effet, la formation étant prévue pour
10 jours, il a été dit aux participants, suite aux instructions de l’équipe chargée
à l’organisation que les uns et les autres allaient recevoir chacun 1000 f par
nombre de jours de participation ; ce qui équivaut à 10.000 FCFA pour les 10
jours.

Selon les informations, après 4 jours de
formation, certains, une minorité, ont reçu 3 000 FCFA pour leur déplacement.
Les autres ayant été informés, ont voulu rentrer dans leur droit.
Malheureusement, ils n’ont pas pu être satisfaits, le secrétariat financier qui
faisait également partie de l’équipe des formateurs, n’avait plus de moyens
pour les satisfaire.

Croyant que les choses allaient rentrer
dans l’ordre à temps, il a été demandé aux participants de patienter et qu’ils
recevront les sous avant la fin de la formation ; mais à la grande surprise,
les autres participants, la majorité, n’ont rien perçu jusqu’à la fin de la
formation le 5 février dernier. La déception était grande, puisque beaucoup ont
laissé leurs business depuis 10 jours et engagé des dépenses (transport, déjeûner)
et n’ont même pas touché le peu qui leur a été promis pour leur transport par
les organisateurs. Une désillusion totale pour les jeunes et femmes stupéfaits
devant cette incapacité du ministère de l’Agriculture à leur trouver le minimum
pour leur déplacement.

Les formateurs, venus de différents
horizons, n’ont pas été épargnés par cette situation. Au lieu d’une prise en
charge, comme les TDR l’ont indiqué, puisque la plupart étaient mobilisés hors
de leurs zones, c’est un forfait qui était le tiers de la prise en charge
prévue, qui leur a été versé.

Suite à une vive contestation des
participants, nous avons appris que les fonds seront finalement décaissés pour les
payer. Mais plusieurs interrogations restent posées. Comment Noel Bataka
procédera-t-il si chacun des participants a regagné son coin déçu et que la
plupart étant des jeunes qui ne sont même pas membres des coopératives ?
Toucheront-ils la totalité des sous ?

Quant à l’équipe de formateurs et
techniciens, nous ne savons pas quel sort leur est exactement réservé.

Il faut dire que le ministre Noël Bataka, présenté comme la nouvelle génération qui va révolutionner l’agriculture togolaise se conforme de plus en plus aux habitudes de la maison. L’année 2019 a été entachée par les péripéties que traversent les agents enquêteurs agricoles de la Direction des Statistiques agricoles de l’informatique et de la documentation (DSID). Selon ces agents, leurs conditions de vie et de travail sont peu enviables et toute tentative de revendication est systématiquement rejetée par le ministre. Vivement que les participants et les formateurs rentrent dans leurs droits le plus tôt possible ; sinon à quoi sert une formation si on n’est pas satisfait à la fin ?

P.C

source : Liberté

Source : TogoActu24.com

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