Braquages, viols, drogues… enquête au cœur des gangs de Bé

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Depuis la crise sociopolitique des années 1990, Lomé la capitale togolaise est en proie à l’insécurité. Le processus de renforcement des effectifs et moyens des forces de sécurité ainsi que les initiatives prises par les gouvernements successifs depuis 2005 pour la protection des personnes et des biens, ont permis de diminuer le taux de criminalité dans les villes du pays. Néanmoins, depuis quelque temps, Bè, le canton réputé, à tort ou à raison, depuis longtemps d’être le fief de dealeurs redevient une zone à risque.

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Diverses formes de vol, le trafic de stupéfiants, les violences, la prostitution y menacent le quotidien des populations. Plusieurs mois durant, que ce soit à Agodo, à Dangbuipé, à Bassadji ou à Hédjé, quelques quartiers de la localité, notre journal a enquêté sur le vécu des habitants. Dans les rues et maisons quasi-inaccessibles, la criminalité est au quotidien. Enquête !

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Le quotidien dans les ghettos de Bé

Quatre mois durant, un journaliste de notre rédaction a passé quelques jours et nuits dans les différents ghettos. A chaque apparition, il se fait passer pour un dealeur étranger en passage d’affaire à Lomé afin de pouvoir côtoyer les gangs ainsi que leurs hiérarchies. Bien que les gangs siègent dans de vastes maisons à multiples entrées et sorties, sans portails, leur mode de fonctionnement est organisé.

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« Dans cette cour, le chef des lieux habite à Avépozo. Mais il est quotidiennement présent ici. Car, il est notre principal fournisseur en stupéfiant. Il stocke sa marchandise hors de la ville » explique son adjoint, qui est en même temps distributeur de drogues. Que ce soit à Agodo, à Dangbuipé ou à Hédjé, la réalité est la même.
Plus d’une vingtaine de portes dans chaque cour. Homme, femme et de très nombreux enfants y habitent. L’activité principale est la vente et la consommation du chanvre indien sous différentes formes. Autour de ce trafic, gravitent le commerce de l’alcool, la restauration, mais aussi et surtout le travail du sexe. La majeure partie des résidents de ces ghettos sont des femmes. Quatre-vingt pour cent seraient des filles de joie.
Ce sont les ghettos de Hankadja et Féli qui nous impressionneront le plus. De part et d’autre des deux côtés latéraux du palais royal AKLASSOU sont basés deux puissants ghettos. « La communauté a exclu de nos activités les familles qui logent dans ces deux maisons. C’est juste une minorité.

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Mais, elle préfère jouir des retombées de la criminalité, du trafic de stupéfiants et de la violence que de vivre dans le respect des lois de la cité. Je suis permanemment menacé, par rapport à l’ordre que je désire instaurer dans le canton de Bé » nous a déclaré le chef AKLASSOU.
Depuis notre premier jour de visite dans le ghetto situé à la droite du palais (dos à la route), nous avons observé une scène émouvante. Il était 13h 25. Une femme assise dans la cour, allaitant un bébé d’environ 5mois et tenait entre ses doigts un bâton de chanvre quelle fumait sans gêne. Un peu plus loin, sous un paillasson, nous observons une douzaine d’hommes assis tenant chacun un verre entre leur main. « Noukpékpéa, Kpondioo, akanhum » sont quelques-uns des compositions d’alcool qu’on nous invitera à boire, offre que nous avons déclinée.
Puis, après s’être faufilé entre au moins dix chambres dont certaines abandonnées, un autre regroupement plus considérable d’hommes et de femmes de tout âge est observé. Là, la fumée est très intense et quasi insupportable pour le novice que nous sommes. Le chanvre est découpé devant nous, à l’aide d’un ciseau. Il est instantanément vendu par emballage de deux et trois cent francs CFA.

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Notre guide en achète pour 2400f. Le temps de consommer un emballage sur les lieux, il se renseigne sur l’identité du vendeur de cocaïne dans ce ghetto. Cette même scène sera répétée à trois autres points de vente de ce ghetto et dans deux autres ailleurs. Sur les cinq dealeurs visités ce soir-là, quatre avaient de la marchandise. Ainsi, des prétendus grammages de cocaïne, nous seront proposés. « Ceci est très pur. Ce sont des sachets d’un gramme et le prix varie entre 17500f et 33000f CFA selon l’origine. Le monopole de la super qualité je l’ai. Je peux vous fournir jusqu’à un kilogramme » s’est vanté l’homme aux gros bras.
Il nous présentera également des morceaux insignifiants de trois et 5 milles, mais que notre guide jugea être un mélange avec du talc. Le profil des consommateurs de drogues, souvent rencontrés dans ces ghettos diffère. Nous y avons croisé des commerçants, des sportifs ainsi que quelques fonctionnaires. Mais, la majorité était des étudiants, des travailleurs du sexe, des adolescents et surtout des brigands sans emploi. Tous n’habitent pas les ghettos. Certains viennent juste pour la consommation. D’autres pour la liquidation des objets volés ou pour l’organisation d’un règlement de compte entre gangs.

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Devenus accro aux drogues, ces brigands sont prêts à tout pour se ravitailler. Parfois, ils agissent en voleurs, braqueurs ou malfaiteurs solitaires. Néanmoins, pour leur sécurité, leur défense ou pour plus d’efficacité opérationnelle, d’autres s’organisent en gang. « Je vis à Hédjé depuis 1971. Et je connais pratiquement tous les visages du quartier. Actuellement, il y a au moins cinq gangs très actifs dans la zone de Bé. Ils vivent du commerce de drogues, des cambriolages et ces dernières années du vol à l’arraché méticuleusement planifié et effectué le long des routes et marchés de la capitale » nous informe Kouassi, un habitant du quartier. Le sexagénaire ne décolère pas de la sale réputation que donnent ces jeunes à ce qu’il considère comme son village.

Les stratégies d’opération des gangs sur la route dite « des voitures climatisées »

Sur une distance d’environ 400 mètres, entre l’école primaire catholique Jésus Miséricordieux et les feux tricolores d’Aklassou, du nom de chef canton de Bé, les habitués de l’avenue Augustino De Souza savent qu’il faut impérativement fermer les vitres et bloquer les portières de sa voiture, même si celle-ci n’est pas climatisée. D’où la dénomination « route des voitures climatisées ». Sur ce tronçon, certains automobilistes de la capitale ont vécu des mésaventures. «C’est le troisième jour de mon retour des Etats Unis d’Amérique. Nous revenons de la SOTOPLA, où je venais juste de me faire immatriculer mon véhicule. Mon fils était au volant de la voiture.

En respect du code de la route, nous nous sommes arrêtés au feu rouge Photo-Venavi. Soudain, j’entendis un grand bruit à l’arrière du véhicule. Aussitôt, un jeune apparu au côté chauffeur s’écria: Oh, le véhicule est endommagé! Dans les secondes qui ont suivi, mon sac à main de marque que je portais sur ma cuisse m’a été retiré avec rapidité et de manière très professionnelle», se lamenta la sexagénaire Anthony que avons rencontré par hasard dans un commissariat de la capitale. Cette dernière déclara par la suite que le sac en question contenait deux passeports, une somme minimum de 2850 dollars et d’autres objets de valeur. Nous décidons alors d’en savoir plus sur le mode opératoire des gangs à cet endroit. En effet, durant un weekend, l’un de nos investigateurs monta faction avec deux de nos informateurs, eux résidants du milieu.

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Assis devant un atelier au carrefour, nous avons observé durant les trois jours de faction, neuf (9) scénarios dont sept (7) cas de vol réussi. Tout en soupçonnant nos informateurs d’être également adeptes de cette pratique, les jeunes nous commentent chacun des modes d’opérations utilisés. Les voitures neuves, celles nouvellement immatriculées et celles étrangères sont les véritables cibles.
N’empêche que , certains taxis et quelques voitures ordinaires ayant leurs vitres baissés, ne sont parfois pas de reste. A l’instar de ces 7 victimes, en espace de quatre mois (du lundi 29 septembre au 27 décembre 2014), madame Sokpo Akoua, et 87 autres personnes ont été victimes du vol à l’arraché, vol à mains armées et autres crimes du genre. Cet état d’insécurité n’est que celui observé qu’à ce feu tricolore.
«Les heures de pointes sont souvent celles propices aux opérations de vol sur le tronçon. De 5h du matin à 8h puis entre 11h45 et 12h30 ou à partir de 17h jusque dans la nuit profonde, tout peut vous arriver ici », nous informent nos partenaires de circonstance. Ainsi, diverses stratégies sont utilisées par les brigands, en fonction de la densité de la circulation, de la carrure des potentielles proies et aussi selon que l’opération soit isolée ou en bande organisée.

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Apparemment, chaque cible a forcement un butin prenable. Pour comprendre cette situation, nous nous promenons durant plusieurs jours sur les tronçons dangereux. Le contact est éprouvant. Le point de départ des scenarios n’est tout autre que l’extrême sud du point séparant la lagune de Bé et reliant le rondpoint de Bé-kpota (yésouvito) aux autres quartiers de Bé. Au passage à niveau, en face de l’école primaire catholique Dieu miséricorde de Bè et un peu plus loin, de jeunes gens s’alignent le long de la route. Ceuxci font semblant de traverser la route à chaque fois qu’une voiture cible arrive.
En réalité, ce sont des rodeurs qui ne vérifient juste que la contenance du siège avant et du tableau de bord. Si le véhicule remplit leurs conditions d’attaque, ils alertent avec leur téléphone portable, leurs complices placés peu avant les lieux d’attaque. La couleur et le numéro d’immatriculation sont rapidement transmis. Ces derniers accompliront à leur tour, la sale besogne. Ainsi, la stratégie la plus utilisée est appelée ‘’deux côtés’’. Elle consiste à frapper, à main nue, violemment l’arrière d’une voiture en simulant un accident. Le plus souvent, les auteurs de ces frappes sont soit à moto ou soit à pied. Comme réaction, les conducteurs déstabilisés en pleine circulation, descendent du véhicule pour constater les faits.

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Malheureusement très peu sont encore vigilants ou prennent le temps de verrouiller les portières. « Par rapport aux diverses formes de vol le long des routes, autour de mon palais, je reçois des plaintes pratiquement tous les jours. Par une simulation de la vente du carburant frelaté, de bagarre, d’accident et ……, les gens perdent leurs fortunes ici » témoigne le chef canton de Bé, Togbui Louis Kwami Mawuko ADELA AKLASSOU IV durant un entretien que nous avons eu avec lui sur le sujet.

Des médiateurs ou des receleurs ?

Aussitôt les forfaits commis, certains riverains se permettent d’assister les victimes. Surtout, ceux qui paraissent de sang froid ou inoffensifs. Puis, ils vous proposent des personnes habilitées à aider à récupérer les biens volés. En effet, dans le courant du mois de septembre 2014, un confrère fut dépouillé par les gangs au même endroit. Plusieurs noms biens connus du milieu, lui seront proposés pour faciliter la récupération de ses objets de valeur. Ils sont surnommés médiateurs ou facilitateurs. Le rôle de ces personnes est de vous ré-acheter chez les gangs opérants, vos objets perdus. Ceci moyennant bien sûr une commission. Pourtant, chacun d’eux est responsable d’un gang.
« Le samedi 27 septembre, autour de 8h du matin, par la stratégie ‘’deux côtés’’ mes portables et mon portefeuille, posés sur le siège passager avant de ma voiture m’ont été volés, à mon arrêt au feu tricolore. Un contact dans la zone a fait appel à plusieurs chefs de gangs pour m’aider à retrouver mes objets. Mais, ce jour là,tous les coups de fil resteront sans suite » nous confie le journaliste. Il se rendit donc au commissariat du premier arrondissement pour déclarer ce qui venait de lui arriver. C’est là qu’il comprendra la véritable raison de l’inaccessibilité des chefs de gangs (médiateurs).

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« Cette même nuit, la BAC (Brigade Anti Criminalité), une unité combinée de la gendarmerie et la police a effectué une rafle dans cette zone. Pour une affaire similaire, 77 présumés ont été arrêtés et placés en garde à vue » a confié un officier de police au confrère. L’affaire en question: une richissime compatriote a été victime des gangs, toujours au même endroit. Un sac à main contenant plusieurs objets de valeur et une somme très considérable seraient emportés.
Entre temps, dans la soirée de son incident, des informations remonteraient au confrère. Moyennant un pourboire, l’auteur de son vol est identifié et localisé grâce à deux riverains témoins des événements. Finalement, avec des moyens très limités, trois agents de police accompagnés de la victime et d’un témoin débarqueront dans ce qui peut être appelé une favela.
«L’architecture lui étant favorable, je venais d’observer mon malfaiteur et ses complices escalader les toits puis disparaitre dans la nature » rapporte t-il. Une quantité considérable de cannabis et de ses dérivés ainsi que plusieurs objets tranchants seront retrouvés par la police dans la chambre du brigand. La complicité des populations aidant, l’opération policière échoua.
Les personnes âgés et les femmes du milieu tirent tous quasiment profit des retombées de cette pratique. « Durant cette intervention, nous étions à la limite d’être agressés. C’est la première fois que la police mettait pied à cet endroit des ghettos, nous cria les femmes aux oreilles » nous confie un policier.

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Le présumé auteur du vol reviendra chez lui la même nuit et agressera les témoins jusqu’au sang. Pourtant, aucune descente de la police ne sera plus effectuée jusqu’à ce jour. Poursuivant ses propres investigations, le confrère victime retrouvera quelques traces de son téléphone de luxe, un Smartphone, actuellement rare sur le marché togolais. Mais, il sera confronté au plus puissant de tous les chefs de ghettos de Bé.
C’est une personne dont le nom nous a été plusieurs fois cité, durant nos enquêtes. Nous le nommerons ici, monsieur « H ». De nombreuses sources concordantes nous le décriront comme informateur principale de la Direction Générale de la Police Nationale, informations que nos tentatives ne nous permettront pas de verifier.
Un titre que réclamerait également ce dernier. Nous finirons par le rencontrer deux fois. La première, en novembre 2014, pour une demande d’achat de la méta-amphétamine, une drogue rare à Lomé. Notre seconde rencontre eut lieu à son domicile lors des festivités de fin d’année.

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L’homme de taille moyenne, environ 1m 65, au gabarit imposant et à l’allure calme, a tout pour vivre heureux. Style vestimentaire de classe, un téléphone portable de luxe dernière génération en main, il a été très hospitalier. Nous sollicitons donc son intervention pour retrouver, un prétendu téléphone portable qui nous venait juste d’être volé.
Après des coups de fil, qui ne permettront jamais de retrouver les traces du téléphone que nous n’avons pas perdu, un de ses deux collaborateurs fit une déclaration grave, « tous les enfants du boss affirment n’avoir pas opéré aujourd’hui au lieu ou vous venez de faire allusion. Néanmoins, si les jeunes d’autres gangs proposent comme d’habitude, ce portable au boss pour liquidation, il vous fera signe » promettra t-il. Il enchainera que le boss « H » a deux boutiques de vente de téléphone portable.

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A l’instar de ce chef de gang, on nous désignera trois (3) autres puissants receleurs. Malheureusement, on ne nous fera jamais visiter ces boutiques. Pourtant, de 4h à 7h du matin durant le mois de novembre, puis autour de 20h45 durant celui de décembre, nous avons visité trois marchés clandestins dédiés à la vente des objets volés.
Le premier se tient derrière quelques constructions inachevées, juste devant le palais royal. Le second, dans la rue séparant le quartier Agodo de celui de Dangbluipé. Mais le plus dense a lieu sur une place publique, derrière le côté ouest du palais. Téléphones, colliers et boucles d’oreilles, sacs à main, porte- monnaie, des boites de conserves, produits de beauté et bien d’autres objets se liquident à des prix très inférieurs à leur valeur réelle.

Défaillance dans la lutte contre la criminalité à Bé

Visages fanés, bouches noircies et le corps portant d’énormes cicatrices, les hommes et femmes des ghettos de Bé, pour la plupart jeunes, vivent sans avenir prometteur. Surtout, drogués et parfois armées d’armes blanches, ils sont de potentiels dangers pour les populations. Pour faire face à cette situation bien connue de l’autorité publique, un comité de vigilance fut mis en place. Il est formé de quatorze (14) jeunes des quartiers environnants. « Leurs rôles est de sensibiliser leurs paires et de travailler en étroite collaboration avec la police et la gendarmerie.

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Afin de démasquer et dénoncer les responsables d’actes criminels dans la zone» a déclaré le chef canton de Bé. L’honorable mentionne ensuite, qu’il travaille en parfaite collaboration avec le commissariat de police d’Akodesséwa et celui du premier arrondissement. Néanmoins, il regrette le manque d’un réel investissement du ministère de la Sécurité pour une diminution considérable de criminalité dans sa cité.
« Il est vrai que la police intervient ici, à chaque fois qu’un forfait commis est signalé. Mais à chaque fois, il joue au médecin après la mort. A mes demandes qu’une permanence soit assurée par la police aux heures de pointe et les weekends sur ce tronçon de mauvaise réputation, et surtout aux feux tricolores en face du palais, il m’est souvent notifié le problème de manque d’effectif de la police» a déploré Togbui AKLASSOU.

Durant l’entretien, le chef du peuple Bé, nous confiera également qu’il est ouvertement menacé par certains de ses sujets qui profiteraient d’une manière ou d’une autre de la criminalité. Par ailleurs, la gestion des plaintes de vol, par la police est loin du passage concerné. Il est à constater, un abandon rapide d’investigations sur les dossiers. Sans compter la difficile collaboration entre la police criminelle et les sociétés de réseau de communication, qui sont sensées donner d’information sur les futures utilisateurs des téléphones volés.

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Plusieurs officiers de police en service dans différents commissariats dénoncent la lenteur avec laquelle les demandes de réquisition de sont traitées. « Actuellement, j’ai sept réquisitions sens réponse dans une des société de communication de la place. Chacune d’elle date au moins de quatre mois » a déclaré un Officier de Police chargé des affaires criminelles.
Un autre déclara n’avoir jamais reçu de réponse à certaines de ses demandes. Un confrère, victime de vol à l’arraché que nous avons interrogé, a décidé de suivre personnellement sa demande de réquisition. Il l’a obtenu trois mois après l’introduction de la demande. Les deux parties, la police et la société de communication se sont renvoyé la responsabilité du retard.
Les chances de retrouver les objets perdus sont très maigres. La gestion de la lutte contre la criminalité dans notre capitale est très critiquable. Toutefois, selon le bilan de la situation sécuritaire au Togo produit par le MSPC en 2012, le dispositif de l’opération ARAIGNEE couplé à celui de l’opération « CAMELEON » a permis de lutter efficacement contre la criminalité qui atteint son pic.
Ce bilan présente une baisse de la petite et moyenne criminalité de 9415 cas en 2011 à 7818 cas en 2012.

Focus Infos No 125

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Source : Togoweb.net

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