Aného : Le Professeur Blim Blivi propose aux autorités de recharger la plage 13 juin 2017

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Aného : Le Professeur Blim Blivi propose aux autorités de recharger la plage                                                                             13 juin 2017
Aného sous l’eau de la mer

Par Serge Lemask, togo-online.co.uk
La situation de la ville d’Aného, ancienne capitale du Togo, défraie la chronique depuis dimanche. Visiblement, elle n’est pas la seule localité à être menacée d’engloutissement par l’océan. D’autres villages côtiers togolais notamment Goumoukopé, Agbata, Agbodrafo, Gbodjomé, Avépozo, ne sont pas épargnés de ce phénomène naturel causé par le réchauffement climatique.

Cela fait un long moment que les experts et Océanographes ont vu venir cette situation. Ils n’ont alors cessé d’attirer l’attention des autorités togolaises sur le phénomène tout en leur proposant des solutions. L’un d’eux, le professeur Adote Blim Blivi, Expert de la Convention des Nations Unies sur les droits de la mer et Vice-président de la Commission océanographique, ne cesse de proposer aux autorités le rechargement des plages.

« Il faut recharger la plage. D’autres pays le font et cela ça permet de limiter la position de la mer qui reste », disait-il en juillet 2015 lors de la première journée africaine des mers et des océans organisée en juillet 2015.

En effet, le hic est que la mer ne draine plus les sédiments vers les côtes, ce qui veut dire que les flux sédimentaires ont totalement baissé. A en croire le Professeur, il est impératif de charger les côtes pour freiner l’avancée de la mer avec des moyens techniques.
« Le niveau de progression autour d’Aneho dans les casiers, nous avons 2 à 4 mètres. Vous-mêmes vous avez vu nos constats de 2013 et 2015. Dans les casiers, il y a un recul de 3 à 4 mètres. Ailleurs, 12 à 16 mètres par an. Le résultat global d’ici 10 ans, 15 ans, si on reste dans la logique de l’Union Africaine 2050, dans 35 ans, beaucoup de partie de cette ville va partir », a t-il expliqué.
Une chose est sûre, les autorités en sont informées mais la réplique ne semble à la hauteur. Quelques dispositifs ont été installés au bord de l’océan à Aného mais ils ne suffisent pas pour arrêter l’avancée de la mer. Et donc pour l’heure, les pauvres populations subissent les affres de ce phénomène.

Togo-Online.co.uk

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