Affaire de la femme enceinte morte à Woétrivi Kondji : le témoignage douloureux de sa mère

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Les populations togolaises sont sous le choc après la mort accidentelle, ou plutôt – appelons les choses par leurs noms – les meurtres d’une jeune femme et de son fœtus à l’hôpital de Woétrivi Kondji, à Lomé, sous le signe de la négligence délibérée et criminelle du personnel d’accouchement.

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Selon les premières informations qui ont fuité quelques heures après le drame, Ornella, 29 ans, est mortellement tombée ventre au sol, le fœtus à terme dans l’abdomen, pendant le travail précédant l’accouchement. Une version confirmée dans les moindres détails par la mère de la jeune femme défunte, la mort dans l’âme, dans un témoignage d’une émotion extrême.

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« Quand on est arrivés à Woétrivi Kondji, les soignants l’ont auscultée, ils ont dit que la tête du fœtus est un peu descendue. Ils lui ont mis « bintoua », ce qui faisait qu’elle faisait des selles ; je l’accompagnais, son compagnon aussi ; on allait et on revenait. On faisait la navette. Les soignantes lui ont dit de marcher un peu. (…) Le travail s’intensifiait. Elles sont allées l’observer encore. (…) On l’a mise sous sérum. Après, on m’a demandé une serviette ; j’ai apporté. Encore quelques temps après, on me dit d’apporter une serviette qu’elle va mettre entre les cuisses ; j’ai fait. Ma fille était sur la table quand elle était sous perfusion. Et ils étaient là avec elle. Puis une soignante m’a appelée : que ma fille dit de venir. Je suis rentrée dans la salle et ma fille m’a dit : ‘Manon [maman], attrape-moi la main. Je suis fatiguée, attrape-moi les mains pour que je pousse.’ Et je lui ai attrapée la main. Je la réconfortais. (…) Et puis une sage-femme me dit qu’elle fait juste des caprices, que de sortir, qu’elle-même va pousser. Je suis sortie. A peine 3 minutes plus tard, j’entends ‘GBO’, comme si quelque chose est tombé. J’ai couru, son mari aussi. Quand on est rentrés, ma fille était au sol, alors qu’elle n’a pas fait de crise. Elle était face contre terre ; les sage-femmes l’ont remise sur le dos. Ma fille était déjà dans le coma, elle ne bougeait même plus. J’hurlais, je la tapotais. Les soignants m’ont demandé pourquoi je la tapote, que d’arrêter ça. J’ai répondu : ‘Ma fille est comme ça… je vais pas la tapoter (pour qu’elle se réveille, ndlr) ?’ Ils me disent toujours d’arrêter. (…) J’ai dit au mari d’appeler une voiture et on a emmené ma fille à Tokoin. (…) Quand on est arrivés à la maternité, on m’a dit de déposer ma fille par terre, or elle était nue. Je l’ai quand même déposée là, jusqu’à ce que je paye le kit. Après, elles apportent une chaise roulante et font asseoir ma fille. Je voyais ma fille mourir. Je criais à l’aide, de toutes mes forces : ‘Ô, pitié, ma fille !’ Les deux sage-femmes ont menti au docteur que ma fille a piqué une crise. Et j’ai dit non, que c’est faux, que ma fille est tombée sur son ventre. (…) Quand elles ont emmené ma fille dans la salle, elle était déjà morte. »

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Dans les vidéos attachées au lien ci-dessous, on peut voir toutes les plus grosses peines du monde que cette mère endure, et que rien ni personne, pour l’heure, ne saurait calmer. Toutes nos plus chaleureuses pensées lui sont adressées.

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4857103560975129&id=1447134761972043&sfnsn=scwspwa

La jeune femme enceinte decedee avec son bebe dans le ventre Affaire de la femme enceinte morte à Woétrivi Kondji : le témoignage douloureux de sa mèreLa jeune femme enceinte decedee avec son bebe dans le ventre Affaire de la femme enceinte morte à Woétrivi Kondji : le témoignage douloureux de sa mère
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Source : Togoweb.net

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