Une belle réponse africaine se prépare contre la méningite à Lomé

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Une belle réponse africaine se prépare contre la méningite à Lomé

Pour mieux cerner la situation actuelle de la méningite (maladie contagieuse et meurtrière mais guérissable qui se transmet d’une personne à une autre à travers la toux, les éternuements et la salive), les acteurs de la santé de 21 pays de la ceinture méningitique sont à Lomé depuis ce lundi dans le cadre de la 13ème réunion annuelle sur la surveillance, la préparation et la réponse aux épidémies de méningite en Afrique.

Initiée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette rencontre internationale de trois (3) jours au cours de laquelle d’importantes décisions allant dans le sens de la préparation efficace de la saison épidémique 2017 qui va de janvier à juin, a été ouverte par le ministre togolais de la Santé et de la protection sociale, Pr Moustafa Mijiyawa, en présence de la Représentante résidente de l’OMS au Togo, Dr Lucile Imboua, a constaté l’Agence de presse Afreepress.

Plantant le décor, la Représentante résidente de l’OMS au Togo a fait savoir que la méningite reste un sujet d’actualité en Afrique. La preuve, a-t-elle avancé, c’est qu’en 2016, 15.165 cas suspects de méningite ont été enregistrés dans les pays de la ceinture méningitique avec 1.262 décès, soit un taux de létalité de 8,3%.

« Après le Niger en 2015, deux pays de la sous-région ouest africaine ont connu des épidémies majeures : le Ghana avec une épidémie à pneumocoque, soit 2.406 cas suspects dont 222 décès et le Togo avec une épidémie à méningocoque W, soit 1.834 cas suspects dont 118 décès », a-t-elle rappelé tout en prévenant qu’actuellement, tous les pays sont susceptibles de connaître une épidémie de grande ampleur.

Contrairement à l’année 2015, a-t-elle poursuivi, on a noté avec satisfaction que la détection des épidémies a été précoce et la surveillance renforcée d’une manière générale, conformément aux trois (3) stratégies recommandées par l’OMS, à savoir la surveillance et une réponse efficace aux épidémies, la prise en charge adéquate des cas et la vaccination préventive et réactive. Des difficultés ont été enregistrées dans la faible disponibilité des vaccins en quantités requises.

« La mise en œuvre de vos recommandations doit être considérée comme des faits acquis par les hautes autorités, notamment le chef de l’Etat togolais, qui a toujours mené une politique économique de raison, une politique sociale de passion et une politique étrangère d’ouverture », a déclaré le ministre de la Santé.

Au total cinq (5) sessions seront animées au cours des trois (3) jours de travaux. Il s’agit notamment de la situation épidémiologique de la méningite 2015-2016, des performances de la surveillance et de la réponse aux épidémies de méningite, l’introduction de MenAfriVac à
travers les campagnes et dans la vaccination de routine et la saison épidémique de la méningite 2017.

Prennent part à cette réunion les acteurs de la santé du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de l’Ethiopie, du Ghana, de la Guinée, du Kenya, du Mali, du Niger, du Nigeria, de l’Ouganda, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, du Rwanda, du Sénégal, du Soudan, du Sud Soudan, de la Tanzanie, du Tchad et du Togo.

Pour rappel, la méningite se manifeste chez l’adulte par une fièvre qui survient brutalement, des maux de tête, des vomissements et une raideur de la nuque. Chez le nourrisson, outre une fièvre qui survient brutalement, des maux de tête, des vomissements, il y a le bombement de la fontanelle, les convulsions, les pleurs, le refus de téter et la nuque molle.

Telli K.

icilome.com