Tsévié : Un homme sommé par le tribunal de quitter le domicile pour violences conjugales

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Lundi dernier, un homme de la cinquantaine, conducteur de taxi-moto et habitant dans le quartier Davié-mondji non loin de la prison civile de Tsévié (préfecture du Zio) a reçu l’injonction du tribunal de quitter le domicile conjugal.

D’après les riverains, l’homme a pour habitude de soumettre son épouse et ses enfants (cinq dont deux garçons et trois filles) à des sévices corporels pour des futilités. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la violente dispute du dimanche 30 octobre dernier. Les informations recueillies auprès des proches du couple font état de ce que l’homme, en plus de ne jamais subvenir aux besoins du ménage, est un véritable tyran.

« Cela fait plus d’un an que la situation persiste. Il bat sa femme et quand les enfants veulent intervenir, il les moleste aussi. Dimanche dernier, il est rentré et il a vu un cousin de la femme qui mangeait du haricot à la devanture. La femme, pour nourrir ses enfants, a ouvert une petite boutique et en plus elle vend du haricot, du riz et autres. Dès qu’il a vu le cousin en train de manger, il a renversé son plat et commencé par lui donner des coups de poings, arguant que ce sont eux qui donnent de mauvais conseils à sa femme. Quand la femme a voulu intervenir, elle en a eu pour son compte », a confié un témoin de la scène.

En tout cas, les riverains ne cachent pas leur satisfecit quant à la décision du tribunal :

« Cette femme (Davi Afi) souffre trop pour ses enfants. C’est elle qui fait toutes les dépenses de la maison. Tout le monde le sait dans ce quartier, mais on dirait que l’homme n’est plus normal. En plus, la maison appartient à la femme. Il rentre et fait du scandale comme il veut. La femme ne fait que verser des larmes. Je suis très content de la décision du tribunal et j’espère que maintenant la femme aura la paix du cœur », a déclaré un des riverains.

Selon les indiscrétions, la décision du tribunal fait dresser les cheveux sur la tête du monsieur qui, aux dernières nouvelles, se serait réfugié à Adétikopé.

JA

Lomechrono.com