Tournoi de l’UEMOA : Le parrain Eric Fabre rumine sa colère

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La 7è édition du Tournoi de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) se déroule à Lomé du 26 décembre au 3 décembre 2016. La compétition n’a pas encore effectivement démarré, mais dans l’ombre, deux camps s’affrontent pour sa paternité.

A qui revient la paternité du Tournoi de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ? Cette question peut paraître farfelue, mais elle est au centre d’une dispute entre Eric Fabre, président de l’association ‘’Les Black de Paris’’ qui réclame la paternité du Tournoi de l’intégration sous- régionale et de ses adversaires qui affirment aujourd’hui le contraire.

Eric Fabre rumine en silence

Le Tournoi de l’intégration sous-régionale a commencé en 2007 au Burkina Faso. Eric Fabre, Franco-togolais dit en être l’initiateur. Le Malien Soumaïla Cissé, alors président de l’UEMOA entre 2004 et 2006, lui aurait facilité les démarches.

Dans la réponse à un courrier que lui aurait envoyé le Malien, ce dernier écrit : « Faisant suite à votre correspondance du 2 août 2006 et à nos entretiens du 18 août 2006 à Ouagadougou, relatifs au projet d’organisation d’un tournoi de football, dénommé « tournoi de l’UEMOA…..j’apporte mon soutien à cette initiative et mon souhait est de la voir se concrétiser d’ici la fin de l’année 2006….Je voudrais donc vous renouveler tout mon soutien et inviter toute entreprise désireuse de promouvoir la fraternité….. à accompagner l’association ‘’ les Black Stars de Paris’’ ».

Avec cette assurance, le Franco-togolais a pu organiser la compétition jusqu’en 2013 sans problème, rapportent les sources. L’édition de 2014 devrait avoir lieu à Lomé, mais a été reporté pour cause du virus Ebola.

Bien avant l’annonce du report, Eric Fabre a été reçu par Faure Gnassingbé le 26 octobre 2014. Au sortir de l’audience, il déclarait selon une dépêche d’afreepress, ceci : « Nous avons abordé des questions qui concernent notre association ainsi que les Togolais vivant en France. Mais surtout le tournoi de l’UEMOA qui est très important. C’est la 7ème édition ici à Lomé et il est de notre devoir de tout faire pour que ce soit une réussite. Partant de ce principe, il était tout à fait normal de venir voir le premier responsable du pays pour lui expliquer les contours de l’organisation ».

Une dépossession

Après le report pour cause de virus Ebola, la compétition est de retour. Elle se joue à Lomé. Mais les choses ne se passent plus comme avant. En effet, le président de l’association « Les Black de Paris » ne maîtrisent plus rien, il a été écarté.

Selon ce dernier, malgré un contrat qui lie le Togo à lui pour l’organisation de la compétition à Lomé, il est mis en touche. « Je ne suis pas impliqué, ni officiellement saisi par qui que ce soit. Je n’ai reçu aucun document me dessaisissant de l’organisation, bref je n’en sais rien », révèle-t-il sur les réseaux sociaux.

Selon une autre source, le ministère en charge des Sports explique que l’UEMOA n’a pas de contrat avec le Franco-togolais. D’ailleurs au lancement de la compétition lors d’une conférence de presse tenue le 10 novembre 2016 au stade de Kégué, Guy Madjé Lorenzo, ministre des Sports, a été clair sur la question de la paternité de la compétition.

En effet, confiait le ministre, « lorsque nous avons repris les dossiers de ce tournoi, nous n’y avons trouvé quelque obligation vis-à-vis de qui que ce soit. Lorsque la commission de l’UEMOA est venue travailler avec nous sur l’organisation, il n’y avait pas trace de monsieur Fabre ».

Même langage au sein de l’UEMOA, puisque son Représentant-Résident à Lomé, Yamadou Kéita, toujours lors du lancement, a renchéri et précisé : « Eric Fabre fut notre partenaire, sur le volet marketing ». Et d’ajouter : « Pour cette édition, il est confié à la partie nationale, c’est-à-dire le Togo, à travers le comité d’organisation », tout en glissant que « ce n’est donc pas que celui-ci a été écarté. C’est simplement une nouvelle organisation ».

Eric Fabre n’a-t-il pas d’autre choix que de ruminer sa colère en silence ? Visiblement, il s’est résigné lorsque certaines sources lui attribuent qu’il aurait dit qu’« il n’y a pas mort d’homme si le tournoi m’est arraché. Je me réjouis par exemple que le parrain que j’avais choisi pour le tournoi, et fait déplacer de Paris à Lomé à mes frais, Tommy Sylvestre ait été maintenu ».

A.H.

icilome.com