Torture du journaliste Robert Avotor : ASVITTO dénonce un retour aux vieilles méthodes 20/02/2017

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Par Marcelle Apévi

Torture du journaliste Robert Avotor : ASVITTO dénonce un retour aux vieilles méthodes                                                                             20/02/2017
Robert Avotor

La torture de journalistes est une pratique très cultivée par Gnassingbé père et ses sbires sanguinaires. En héritant de la dictature de son père, Faure Gnassingbé n’a en réalité rien laissé du système RPT. S’il a dans un premier temps fait semblant de divorcer avec les acquis du système, il n’a fait que tromper la vigilance de ces appréciateurs. De nos jours, tous les faits concurrent à un retour à l’aveugle école, surtout qu’il continue de faire avec les loups dont les dents ont été limées par feu général président Gnassingbé Eyadema.

Triste réalité qui pousse l’Association des Victimes de Torture au Togo (ASVITTO) à dénoncer ce retour à ces pratiques inhumaines qui portent atteinte à la dignité humaine.

Lire le communiqué de l’ASVITTO

ALERTE DE L’ASSOCIATION DES VICTIMES DE TORTURE AU TOGO (ASVITTO)
DES MENACES REELLES SUR LE JOURNALISTE AVOTOR KOSSI ROBERT

L’ASVITTO dénonce un retour aux vieilles méthodes et la complicité du parquet

Le dimanche 19 février 2017, le Journaliste AVOTOR Kossi Robert de la presse écrite L’ALTERNATIVE a échappé à une tentative d’assassinat à Adidogomé dans le quartier Sagbado à 100 mètres de son domicile.

En effet, alors qu’il était sorti peu après 19h pour faire des achats, ce dernier a constaté dans sa vigilance qu’il était objet d’une filature de certains individus à bord d’un véhicule banalisé (4X4) de couleur noire. Dans sa fuite sur sa moto, il a été pourchassé et renversé par ce véhicule qui est reparti à vive allure. Il a été transporté rapidement au Centre Médical Social (CMS) de Ségbé où il a reçu les premiers soins. Sa tête a été sérieusement atteinte et de graves plaies béantes sur le corps.

Pour rappel, Sieur AVOTOR Kossi Robert, dans l’exercice de ses activités a été victime d’actes de torture et mauvais traitements qui lui ont été infligés par certains éléments identifiés de la gendarmerie nationale le mardi 07 février 2017 à Akato-viépé. Et depuis lors, pour des raisons inavouées, le procureur de la république et sa suite refusent curieusement d’enrôler la plainte de la victime.

Cette forme de menaces réelles sur ce Journaliste est consécutive aux appels téléphoniques venant des personnes inconnues et qui ont pour but d’empêcher la victime d’avancer dans sa détermination à déposer une plainte.

L’ASVITTO dénonce ce retour aux vieilles méthodes et condamne la complicité des acteurs de justice qui participent à la protection des présumés auteurs d’actes de torture et mauvais traitements, et c’est pour cela qu’elle invite le Ministre de la sécurité et de la protection civile à prendre des mesures urgentes pour la protection de Monsieur AVOTOR Kossi Robert, de toute sa famille, de tout le personnel du Journal L’ALTERNATIVE et de tous les journalistes dans l’exercice de leur fonction.

En outre, elle demande au Ministre de la Justice de prendre des mesures spéciales pour garantir le droit à une justice équitable à la victime d’une part et de veiller d’autre part au respect de la DIRECTIVE N : 001/2013/C.S.M. SUR L’ETHIQUE ET LA DEONTOLOGIE DU MAGISTRAT du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) qui dit que : « Le magistrat n’est soumis dans l’exercice de ses fonctions qu’à l’autorité de la loi. Il doit ainsi résister à toutes pressions d’où quelles viennent dans les procédures judiciaires. »

Enfin l’ASVITTO interpelle la représentante résidente du PNUD au Togo, les Ambassadeurs de l’Union européenne, de France, d’Allemagne et des USA à veiller à la protection du journaliste AVOTOR Kossi Robert pour l’aboutissement de la plainte conformément à l’article 21 de la Constitution Togolaise qui dit que «Nul ne peut être soumis à la torture ou à d’autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants. » « Tout individu, tout agent de l’Etat coupable de tels actes, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, sera puni conformément à la loi. »

Fait à Lomé, le 20 février 2017
Pour l’ASVITTO
Le Président
Monsieur ATCHOLI KAO Monzolouwè

Togo-Online.co.uk