Togo : l’opposition ne dit pas amen

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Le « vibrant hommage » rendu par l’archevêque de Lomé à Faure Gnassingbé lors d’une messe d’actions de grâce célébrée le 19 octobre, à la suite du sommet de l’UA sur la sécurité maritime, a du mal à passer pour les opposants.

Officiellement, il n’est pas question d’accabler l’Église catholique, dont les récentes prises de position dans le débat public ont été saluées par l’ensemble de la classe politique. Mais, en coulisses, cette messe, à laquelle le chef de l’État et le Premier ministre ont assisté, ainsi que certains mots de l’archevêque ont fait grincer des dents.

D’autant que, quelques jours plus tôt, la location d’une salle de conférences appartenant à l’Église avait été refusée à l’opposition, qui souhaitait y organiser un colloque. Si ses leaders souhaitent calmer le jeu, car « une brouille avec les prélats n’avantagerait personne », la confiance semble ébranlée entre les deux parties.

 

Jeune Afrique