Togo : Kossi Aboka, président de la destruction spéciale

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Le président de la Délégation spéciale, Tonton Aboka s’est trouvé une nouvelle spécialité : démolir. Plus rien ne lui résiste. Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, il détruit sur son passage.

Togo : Kossi Aboka, président de la destruction spéciale

Lorsque les populations l’aperçoivent dans sa tenue caractéristique, elles se tiennent la tête : ensemble survêtements aux couleurs criardes, casquette juchée sur la tête, démarche similaire à celle des chasseurs de scalps au temps des films western. Mais ne vous leurrez point parce que quand l’homme débarque et donne des ordres sans état d’âme, ce n’est pas sur sa propre force physique qu’il compte, mais bien sur les hommes en uniformes qui sont à ses côtés et le protègent.

Malheureusement, destruction et construction ne riment pas avec kossi Aboka de la « destruction spéciale ». Dans les quartiers périphériques de la capitale, il ne fait pas bon de circuler lors des saisons des pluies, ou juste après une pluie. Les passants sont éclaboussés par des véhicules qui tentent de se frayer un chemin dans les dédales de rues parsemées de nids d’autruche. On se demande si le remblayage des rues ne fait pas partie des prérogatives du président de la « destruction spéciale ».

Sur la voie menant à Sagbado et plus loin encore, l’état de la voie est tel que les accidents ne doivent plus surprendre. Mais c’est aussi sur cette rue que les opérations de destruction massive se déroulent. Dans le pays, la misère est accrochée en forme de bandoulière sur les épaules des citoyens. Personne ne veut afficher ses déboires quotidiens, mais personne non plus n’arrive à parler du quotidien en des termes élogieux.

Avec le sommet sur la sécurité maritime, l’homme est au four et au moulin, détruisant tout sur son passage, pour la réussite de l’évènement. Juste pour faire comme dans la capitale, beaucoup souhaitent que le pays organise tous les ans des sommets délocalisés dans les autres quartiers et villes du pays. Ceci aura l’avantage, après les destructions, d’embellir le paysage.

Source : Liberté

27Avril.com