Togo : Isabelle Améganvi désavoue “La NOUVELLE” 25/10/2016

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Par Marcelle Apévi

Togo : Isabelle Améganvi désavoue “La NOUVELLE”                                                                             25/10/2016
Maître AMEGANVI Manavi Isabelle Djigbodi

L’information fait la UNE du journal “La NOUVELLE” du confrère Bonéro Lawson depuis quelques semaines. Il était temps, du moment où de sérieuses doutes emballent l’opinion autour de ce que d’aucun appelle affabulation, que la présidente du groupe parlementaire ANC, Alliance Nationale pour le Changement sorte de son silence pour infirmer ou confirmer cette nouvelle qui déshonore l’Assemblée Nationale togolaise. Dans un droit de réponse adressé au Directeur de publication du journal “La Nouvelle”, Isabelle Améganvi donne sa version des faits et situe le journal devant ses responsabilités quant aux conséquences qui peuvent découler de la publication d’une telle information.

Lire l’intégralité du droit de réponse de l’honorable Isabelle Améganvi

Maître AMEGANVI Manavi Isabelle
Députée à l’Assemblée Nationale
LOME

Lomé le 21 octobre 2016

Au
Directeur de publication de « la Nouvelle »
LOME

OBJET : droit de réponse à l’article publié dans les presses et sur les réseaux sociaux par le journal « la nouvelle » et portant « TOGO/Scandale : une élue du peuple voleuse »

Monsieur,

Je vous transmets la présente mise au point valant droit de réponse que je vous saurai gré de faire publier dans les conditions prévues par les dispositions légales en vigueur.

Depuis quelques semaines circule dans les presses et sur les réseaux sociaux un article publié par vos soins et qui indique :

1 – que « lors d’une mission parlementaire à Genève (Suisse), une députée du groupe RPT/UNIR a volé une somme de quatre millions de francs CFA en devise (euro et franc suisse) dans le sac à main de sa collègue Isabelle Améganvi ».

2 – qu’au retour de mission, ayant été informé aux fins d’interpellation de la députée voleuse, Monsieur Dama DRAMANI, Président de l’Assemblée nationale Togolaise, « pour étouffer cette affaire de vol qui est une honte et que ça ne soit pas dans la presse » a promis de rembourser lui-même les quatre millions de francs CFA dérobés.

3 – Que selon une source du parlement, sur les quatre millions de francs CFA volés, le Président de l’Assemblée nationale n’a remboursé que deux millions de francs CFA et jusqu’à ce jour « résigne à ne plus rembourser le reste à Isabelle Améganvi comme promis ».

4 – Que par conséquent, vous interpellez Monsieur Dama DRAMANI, Président de l’Assemblée nationale « d’honorer rapidement son engagement en remboursant le reste de la somme volée à Isabelle Améganvi, sinon vous seriez dans l’obligation de rendre public le nom de cette députée voleuse du groupe RPT/UNIR… ».

J’apprends par la suite que le nom et la photo de Madame Immaculée Yobate KOLANI épouse BAKALI ont été publiés l’indexant comme auteur du vol que vous évoquez, puis plus tard ceux de Madame Milabélé TELOU épouse BELEI.

Contre toutes ces affirmations, je tiens à faire la mise au point suivante :

1 – Il est avéré qu’une enveloppe contenant quatre mille cinq cent (4 500) euros, que j’ai achetés en change contre des francs CFA à la BCEAO, sur présentation de mon passeport, mon billet d’avion et d’un ordre dûment délivré par l’Assemblée nationale pour une mission parlementaire, a disparu de mon sac à main à Berne en Suisse.

2 – Il est ensuite avéré que depuis le début de la présente législature qui a débuté en 2013, je n’ai accompli aucune mission parlementaire ni à Genève, ni à Berne, ni nulle autre part ailleurs en compagnie de Madame Immaculée Yobate KOLANI épouse BAKALI, qui, pour cette raison, ne saurait être impliquée en aucune manière dans la sordide affaire de vol que vous évoquez.

3 – Il est tout aussi avéré que dans l’affaire dont s’agit, le Président de l’Assemblée nationale, ne m’a fait aucune promesse tendant au remboursement à titre personnel de tout ou partie du contenu de l’enveloppe disparu et ce, au prétendu effet d’acheter en contrepartie mon silence, face à une menace de publication de l’affaire dans la presse.

Il ne saurait d’ailleurs en être autrement dès lors que ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale ne me font aucunement obligation d’obtenir l’autorisation préalable du Président de l’Assemblée nationale avant de rendre publique toute information que je jugerai opportune.

De plus, Monsieur Dama DRAMANI, non seulement n’est débiteur à mon égard d’aucune somme d’argent, mais encore, par quelque alchimie juridique pourrait-il être tenu responsable de la soustraction par un tiers de fonds rangés dans mon sac à main ?

4 – Il est clair que j’ai toujours su me défendre toute seule s’agissant de mes affaires personnelles pour lesquelles je n’ai jamais sollicité l’assistance ou le soutien d’aucun porte-parole ou d’un défenseur, car en tant qu’Avocate de profession, je ne puis me permettre sans preuve, enquête ni procès de porter des accusations publiques contre des personnes.

Voilà pourquoi je n’aurai pu, à aucun moment, vous avoir mandaté à l’effet d’être porteur des faits mentionnés, encore moins de défendre mes intérêts en procédant au recouvrement forcé des fonds en cause.

5 – Notez en outre que je n’ai surpris aucune « députée du groupe RPT/UNIR» en flagrant délit en train de me délester des fonds dont s’agit et, n’ayant aucune preuve sur l’identité de la personne qui aurait commis le larcin dont j’ai été victime, il y a plus d’une année de cela, du fait certainement de mes propres imprudence et négligence, et bien qu’ayant porté les faits à la connaissance de qui de droit, je me suis bien gardée, à ce jour, de porter quelque accusation que ce soit contre qui que ce soit.

6 – Dès lors je suis en droit d’espérer compter sur votre entière disponibilité pour répondre des conséquences qui ne manqueraient pas de découler de vos différentes accusations notamment sur l’identité de « la députée du Groupe RPT/UNIR » qui aurait volé l’argent dans mon sac à main, que vous prétendez connaître et dont vous comptez rendre l’identité publique si Monsieur Dama DRAMANI ne me rembourse pas les prétendus deux millions restants.

7 – Le combat que j’ai librement choisi de mener pour la démocratie et l’Etat de droit dans notre pays le Togo ne tournant aucunement autour de ma modeste personne, je vous prie dès lors de ne plus mêler mon nom à ce qui apparaît comme une piètre instrumentalisation de faits dont j’ai été la victime.

8 – Je reste en effet, profondément persuadée que ces faits ne comportent aucun enjeu d’intérêt national à part celui de faire diversion et de détourner l’attention des vrais objectifs de notre lutte.

9 – Au demeurant, la cabale vile et abjecte menée tous azimuts ces derniers temps contre ma personne et que vous semblez alimenter, ainsi que tout éventuel complot destiné à me nuire, notamment par le dénigrement et la diffamation, demeureront vains et sans effet car, c’est ma certitude, mon Dieu combat pour moi sur tous les fronts !

10 – Une diligente publication du présent droit de réponse m’obligerait.

Maître AMEGANVI Manavi Isabelle Djigbodi
Députée à l’Assemblée nationale

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