Togo : Imaginons un enfant Gnassingbé à EPP Bè Gare !

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Elle a déjà débuté, la rentrée scolaire, chez certains enfants. Ceux dont les parents sont capables de verser en un an par exemple 3 millions fois N enfants juste pour l’écolage. Parmi ces parents, sous nos cieux, on y compte, diplomates, hommes d’affaires prospères, riches héritiers…Et surtout des fonctionnaires d’Etat ou des officiels tout court.
 
On m’a récemment rapporté le cas d’un directeur d’un service administratif dans le transport (et qui n’est pas une régie financière) dont 3 enfants vont à l’école française. C’est légitime de vouloir le meilleur pour ses enfants.
 
Je n’ai pas eu comme parent ce profil de personne. Mais je suis très fier de l’éducation que les miens, très dignes, se sont battus pour m’offrir. Ils peuvent être fier d’avoir donné au Togo, à l’Afrique et au monde un digne garçon. Juste déçu que je n’en suis pas encore à leur faire manifester ma reconnaissance pour tous ces efforts. Daigne Dieu le leur rende. Si j’étais enfant, actuellement je serais encore actuellement à la maison, attendant que le fameux sommets sur la sécurité maritime passe d’abord pour retrouver mon école, mi octobre.
 
Il y a quelque chose qui me fait réfléchir. L’écolage d’un seul enfant d’un ministre suffit largement pour régler assez de problèmes dans les écoles primaires publiques ou les CEG voire lycée que ce dernier dépasse quotidiennement pour aller déposer sa progéniture à l’école. Dedans, on pourrait même restituer un reliquat s’il avait décidé par exemple d’envoyer cet enfant dans une école publique et investir l’équivalent de l’écolage qu’il aurait dû payer à l’école française, British school, Ecole Alfa, Cours Lumière…Je n’ai rien de particulier rien contre ces établissements qui d’ailleurs souvent, en dehors du cadre physique, ne font pas grande chose de miraculeux.
 
En général, ces officiels, pendant que depuis leurs fonctions dans l’administration ou au gouvernement, par leurs diverses décisions, sacrifient l’avenir des enfants qui n’ont d’autres choix que de trainer dans les établissements publics. Ils envoient les leurs dans des établissement où il faut parfois être un « voleur de deniers publics » pour faire face aux dépenses. Imaginons qu’ils décident de ramener leurs enfants dans des établissements publics et rapatrier les montants qu’ils payent souvent ailleurs dans lesdits établissements. Oui, imaginons juste que Faure Gnassingbé, frères, soeurs, copains, copines, euh… maîtresses décident d’envoyer leurs enfants dans les EPP de notre pays. Que leurs enfants soient obligés de s’asseoir à 4, 5 ou 6 par banc, et parfois même couchés à plat-ventre pour écrire…imaginons, imaginons !
 
Maxime Domegni / FB / 27avril.com
 

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