Togo, Equipementier et FTF : Et Sergio Sport cracha dans sa propre soupe !

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Le sujet fait grand bruit au sein de la masse qui s’interroge : “quelle firme pour habiller les Eperviers à la Coupe d’Afrique des Nations Total Gabon2017 ?” Très houleux, le débat est par moment passionné avec des interventions basées sur des considérations personnelles des acteurs qui ignorent peut-être la triste réalité qui fait de ce sujet une nébuleuse.

Togo, Equipementier et FTF : Et Sergio Sport cracha dans sa propre soupe !

Pour aider à comprendre réellement ce qui se passe autour de cette affaire d’équipementier, des investigations ont été menées par nos soins, investigations au cours desquelles de troublantes révélations ont été recueillies pour situer l’opinion sur les dessous de ce conflit ouvert qui oppose Serge Bénissan, Directeur du magasin de vente d’équipements sportifs SERGIO, Guy Madjé Lorenzo, ministre des Sports, Claude LeRoy, sélectionneur des Eperviers du Togo et la Fédération Togolaise de Football (FTF)..

Tout a commencé avec la décision du Comité Exécutif du Colonel Guy Kossi Gbézondé Akpovy de s’essayer en matière d’organisation d’un match des Eperviers afin d’avoir une idée sur les réalités en la matière. Ce n’est un secret pour personne que depuis un certains temps, l’organisation des matchs des Eperviers du Togo avait été confiée à Sergio Sports par le Comité de Normalisation version Antoine Foly sur la base d’un contrat qui n’a jamais été présenté au Comité Exécutif de la FTF. Ainsi, les matchs sont vendus à ce dernier qui y fait son business, bien sûr avec ses collaborateurs ou complices, doit-on les appeler, qui y tirent des avantages ou des pertes, cela va de soit.

Cette envie clairement exprimée de la FTF n’a pas rencontré l’adhésion de Sergio Sport comme on l’appelle affectueusement. Ce dernier n’a pas eu le choix de s’imposer du moment où la FTF reprenait logiquement sa chose puisqu’avant tout, l’organisation d’un match des équipes nationales togolaise relève des prérogatives de la Fédération Togolaise de Football et donc du Comité Exécutif qu’il préside.

Contre sa volonté, Sergio Sport n’a eu d’autre choix que de s’éclipser devant la FTF. Tout est donc mis en branle pour que soit organisé dans de bonnes conditions ces premières rencontres que le Comex allait organiser pour la première fois, la première contre l’Ouganda et la deuxième face au Mozambique, tous, deux des matchs amicaux dans le cadre des préparatifs de la CAN Total Gabon 2017.

Tout allait bien jusqu’à la veille de la du match, quand pour des raisons que tout le monde peut apercevoir, Sergio étant en déplacement, a intimé l’ordre à son chauffeur d’aller arracher nuitamment, les photos posters des joueurs des placards au vestiaire. Ce qui fut fait puisque lesdites photos y ont été apposées par Sergio Sport et son équipe. Pris de court par ce comportement qui dépasse tout entendement et qui n’a autre adjectif qualificatif que sabotage de l’organisation du Nouvel Elan, le président du Comité Exécutif a du solliciter une bonne volonté pour fabriquer nuitamment les photos posters et les coller dans les placards afin de sauver la face. Cette personne de bonne volonté dont nous taisons le nom pour des raisons de convenances était aussi un proche collaborateur ou si vous voulez un ami de Serge Bénissan. Ce dernier a toujours été proche de Sergio pour lui apporter son soutien et l’aider à remplir correctement son cahier de charge en termes d’organisation des différents matchs qu’il a eu à diriger.

Le premier coup de massue venait alors d’être donné aux relations de collaboration ou de récompense à un ami qui a été de l’équipe lors du congrès qui a élu le bureau du Colonel Akpovy à la FTF.

De quelle aide de Sergio Sport aux Eperviers parle-t-on?

L’entrée de Sergio Sport dans l’arène des Eperviers souffre de commodités. Ce fut juste un coup d’essai fait passer pour un coup de maitre. Très vite, Sergio a pénétré des portes qui normalement ne peuvent en aucun cas être ouvertes à une boutique de vente de matériels sportifs. De la vente des maillots et autres supports à la FTF, très vite, aidé par l’ancien premier ministre Arthème Kwessi Séléagodji Ahoomey-Zunu, Serge Bénissan s’est introduit dans les commissions qui ont été mises en place pour gérer les préparatifs et la participation des Eperviers à la Coupe d’Afrique des Nations, Afrique du Sud 2013. Ainsi, Sergio a été mêlé à une gestion catastrophique dont les comptes ne sont jamais publiés à ce jour.

Parlant de la vente d’équipements à la FTF, Sergio produit toujours des factures jusqu’au dernier francs. Même les brassards sont facturés. Ce qui d’ailleurs a aiguisé l’appétit de Claude LeRoy qui a ainsi trouvé l’occasion et l’opportunité de s’inviter à ce business gagnant, allant jusqu’à vouloir imposer la firme EREA pour habiller les Eperviers. Nombreux sont ceux qui pensent qu’il s’agissait de cadeaux faits par Sergio aux Eperviers. Pas du tout. C’est un homme d’affaire qui veut maximiser son profit. Aussi, le prix auquel Sergio livrait ses produits aux Eperviers s’avère des plus chers de toutes les différentes propositions des différentes firmes qui se bousculent aux portes du Comité Exécutif.

L’autre réalité aussi, c’est le fait qu’en dehors de la vente, aucun matériel ni enveloppe financière n’est déposé par Sergio à la FTF pour soulager les difficultés financières auxquelles le Comité se trouve confronté depuis son élection.

Face à cette situation, il fallait bien que la FTF trouve le moyen de reprendre en mai la gestion des affaires. Le choix d’un équipementier pour accompagner la participation des Eperviers à la CAN 2017 s’impose donc. Il faut des équipements complets, de qualité indiscutable, une enveloppe conséquente et bien d’autres. Sergio y a toute suite vu son gâteau en train de tombeau à l’eau.

La FTF prend ses responsabilités !

Loin de dire son dernier mot, Sergio passera par tous les moyens pour convaincre le ministre Guy Madjé Lorenzo à reconsidérer sa position par rapport à ce dossier qui a suscité un travail de commission entre la FTF et le ministère. Les deux entités ont étudié des propositions faites par des firmes après avoir décidé de procéder par appel d’offres. Pour être plus clair, le ministre a dit non aux maillots de Sergio Sport pour cette fois-ci. Ce qui a facilité la tâche à la commission qui y a travaillé et qui avait un penchant pour l’équipementier MACRON.

Bizarrement, contre toute attente, le ministre fit un virage à 180° pour ravaler sa salive, mettant en difficulté la Comité Exécutif qui ne pouvait que prendre ses responsabilités. Aussi, le Comité était acculé par le délai de la Confédération Africaine de Football (CAF) qui a envoyé un cahier de charges claires avec des conditions contraignantes auxquelles Sergio ne peut en aucun cas répondre dans l’immédiat. Ces exigences de la CAF veulent aussi que la FTF présente des spécimens des maillots avec le logo de la firme qui le produit, le tout dans des normes spécifiques.

Il fallait aller vite. La FTF décide alors de prendre ses responsabilités.

Entre temps, Claude LeRoy ayant décelé la faille, s’invite avec l’équipementier EREA qui l’a toujours accompagné dans son parcours. Heureusement que cette marque a déjà souffert des salives des journalistes togolais qui lui ont accordé un accueil très chaleureux. Les joueurs ont dit non à ces maillots qui ressemblaient à des « mawa » (boubou en pagne africaine). Certains l’ont appelé « haillon ». Le business de Claude LeRoy n’a pas pu marcher. Il ne restait plus que MACRON qui d’ailleurs aurait fait de très bonnes propositions qui, selon nos informations dignes de confiance, seront portées à la connaissance du public sportif et à la presse, au moment opportun.

Tentative de corruption

Difficile de jouer un jeu malsain avec un « corps habillé ». Sentant ses intérêts menacés, très vite, des idées saugrenues font leur apparition, notamment tentative de corruption, étant donné que c’est le sport favori d’un réseau mafieux qui entoure la Fédération Togolaise de Football (FTF) depuis quelques années avec un festival de surenchères, surfacturations, dessous de table, partage de primes de matchs avec des joueurs, choix basé sur des intérêts…

Ainsi, des propositions ont été multipliées à l’endroit du Colonel-président notamment la conduite de la marque Sergio avec en contrepartie, des millions de francs CFA. Un comportement qui serait la dernière goutte d’eau à déborder le vase. Le rubicond venait d’être franchi. Sans aller trop loin dans les détails, une affaire de fabrication des tickets des matchs et une campagne de dénigrement sont aussi passées par là.

Fin de bitos à la FTF ?

Le Colonel Guy Akpovy semble taper du point sur la table pour mettre fin à ces pratiques mafieuses qui ne visent que des intérêts personnels au détriment de ceux de la Fédération Togolaise de Football (FTF) qui ont besoin d’un patriotisme manifeste.

De tout ce qui précède, il convient de souligner la fin de ce suspens qui n’a que trop duré et suscité des commentaires et débats téléguidés et motivés sans réels apports quant aux développement du football au Togo. Aujourd’hui avec le choix de MACRON pour habiller les Eperviers, la FTF peut pousser un ouf de soulagement et se concentrer sur les préparatifs de l’équipe des Eperviers qui est appelée à défendre vaillamment les couleurs nationales au Gabon et certainement revenir avec un palme d’or.

Source : Rodrigue A., Le Magnan Libéré

27Avril.com