SNPT – Revendications : La Direction Générale contrainte à la négociation 09/09/2016

113

Hier, le personnel de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) a mis sa menace de cessation de travail à exécution. Suite au refus de la Direction générale de satisfaire les doléances des employés portant, entre autres, sur le respect des minima de la convention collective, les machines étaient à l’arrêt dans toutes les usines de la SNPT. De Hahotoè (usine d’extraction du phosphate) à Kpémé (l’usine du traitement du minerais), le personnel a porté haut sa revendication par une manifestation qui a commencé à Hahotoé pour chuter devant la Direction générale de Lomé.

SNPT – Revendications : La Direction Générale contrainte à la négociation                                                                             09/09/2016
Les responsables syndicaux à la tête des manifestants à Hahotoé

« Nous avons voulu faire cette marche pour que cela ait un écho pour que les autorités puissent nous écouter et trouver une solution à notre problème. C’est une marche pacifique pour dénoncer les conditions dans lesquelles nous travaillons, la misère que nous sommes en train de subir, l’esclavage que nous subissons à la SNPT », a déclaré Egbohou Poro, Secrétaire général du Syndicat national des mines du Togo (Synamito). Et de déplorer : « Nous travaillons, mais nous ne sommes pas payés à la hauteur de notre travail, nous sommes exploités. Que les autorités comprennent qu’il y a des Togolais qui souffrent. Nous revendiquons les minima conventionnels. Il y a une grille de la convention de la mine, nous travaillons, mais nous ne sommes pas payés par rapport à cette grille ». A Lomé, devant le siège de la Banque togolaise pour le commerce et l’industrie (BTCI) qui abrite la Direction générale de la SNPT , le personnel a voulu rencontrer Michel Kao Kézié, le Directeur général. Mais l’entrée de la BTCI a été bouclée par un dispositif sécuritaire, obligeant le personnel à crier : « Nous voulons le respect des minima de la convention collective », « Nous ne voulons pas d’Edery ». Devant la forte mobilisation, la Direction a opté pour la négociation. Elle a rencontré les responsables syndicaux. A l’issue de la rencontre, le DG a promis de les situer aujourd’hui sur leur situation.

Cela fait trois (03) ans que les mêmes revendications, entre autres, le minima conventionnel, la sécurité au travail, la visite médicale, le reclassement du personnel, les oeuvres sociales sont sur le tapis. Maintes fois, la Direction générale a tourné les agents en bourrique. Mais, cette fois-ci, le personnel a décidé de se faire entendre afin que ses conditions de travail et de vie soient améliorées. Ainsi, hier matin à Hahotoe, le personnel a organisé une marche pacifique qui a sillonné la localité. Simultanément, leurs camarades de Kpémé organisaient la leur. Plus tard et grâce à une action organisée, le personnel de Kpémé a rallié celui de Hahotoé devant la Direction générale.

La situation dans les industries extractives au Togo est indescriptible. Des salaires des employés sont en deça des chiffres d’affaires réalisés par la SNPT. A cela s’ajoutent les licenciements abusifs.

Anani GALLEY

Togo-Online.co.uk