Robert Dussey: « Le défi du Togo était de mettre tous les 54 Etats de l’Afrique d’accord sur le texte »

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« L’adoption de la Charte de Lomé est un réel pari gagné ». C’est par cette phrase que le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Robert Dussey, s’est félicité de l’issue du sommet sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique tenu à Lomé du 10 au 15 octobre 2016.

C’est sur la chaîne nationale ce lundi que celui qui a piloté le volet ‘’charte et diplomatie’’ du sommet de Lomé a poussé un “ouf”, suite à l’adoption de ce document qui était le principal enjeu de ce rendez-vous diplomatique.

« Cela n’a pas été du tout facile. C’était difficile. Le défi du Togo était de mettre tous les 54 Etats de l’Afrique d’accord sur le texte. Le président de la République s’est investi personnellement pour que la Charte soit adoptée et signée… Nous disons merci à tous ceux qui ont contribué à son adoption », s’est réjoui le ministre Robert Dussey.

Après l’adoption, place maintenant à sa ratification. Ce qui constitue une autre équation, étant donné que 22 pays ne l’ont pas signé. « La diplomatie togolaise doit travailler avec la commission de l’Union Africaine (UA) pour que les autres nations signent la Charte et passent à la ratification. J’espère que comme la Charte porte le nom de Lomé, nos députés vont accélérer le processus de sa ratification pour que le Togo soit le premier pays à ratifier la Charte », a souhaité l’universitaire.

L’autre problème demeure le financement de la charte. Pour Prof Robert Dussey, “si les conditions de financement ne sont pas trouvées, il sera difficile de mettre en œuvre les décisions de cette charte”. “Nous pensons que le comité devra déterminer les sources de financement de la charte”, espère-t-il.

Bien que la charte de Lomé soit adoptée, c’est maintenant que le plus dure commence pour la diplomatie togolaise.

A.H.

icilome.com