Rentrée scolaire : Les syndicats maintiennent la grève de 48 heures 16/10/2016

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Par Marcelle Apévi

Rentrée scolaire : Les syndicats maintiennent la grève de 48 heures                                                                             16/10/2016
ATCHOU ATCHA Yaovi Illetou, porte-parole des quatre syndicats

Le doute plane dans les esprits des parents d’élèves qui s’interrogent sur la tenue sans difficultés de la rentrée scolaire prévue pour ce 17 octobre 2016 sur toute l’étendue du territoire togolais. D’un mot rassurant prononcé par le Ministre Tchakpélé de l’Enseignement préscolaire, primaire et secondaire, au mot d’ordre de grève de quatre syndicats d’enseignants, il y a de quoi se rassurer du déroulement en dent de scie de cette année scolaire qui démarre avec une grève.

Difficile au gouvernement togolais de changer de comportement et d’habitude en matière de roublardise. Avertis, les enseignants, décidés à faire le syndicalisme autrement, refusent de se prêter à ce jeu de culture de mauvaise fois qui amène les différents ministres à soit injurier ou soit promettre, le tout sur instruction personnelle de Faure Gnassingbé. Comme quoi, les paroles et promesses de Faure Gnassingbé sont de véritables éléphants blancs qui méritent une sourde oreille.

Si hier, les enseignants naviguaient dans cet océan de mensonge, cette année, ils disent non et tiennent droit dans leurs bottes. Pas de payement de primes et satisfactions de leur plateforme revendicative, pas de rentrée ce lundi.

Ainsi, parle le porte-parole des quatre syndicats, Atchou Atcha Yaovi Illetou, à travers un discours dont nous avons obtenu copie.

DISCOURS DE ATCHOU ATCHA A LA VEILLE DE LA RENTREE SCOLAIRE 2016 – 2017

MARTIN LUTHER KING; le 28 Aout 1963 prononça son discours ” I have a dream”
Son rêve; mon rêve, est celui d’une fédération fraternelle prospère où primaire, secondaire et technique se retrouveraient unis et libres. Je suis heureux de me joindre à vous aujourd’hui pour participer à ce que l’histoire appellera la plus grande démonstration pour la liberté et l’épanouissement des Enseignants Togolais.

CHERS CAMARADES;

Nous tenons en ce jour le destin de tous nos collègues, de tous les camarades du secteur de l’EDUCATION NATIONALE en main et de toutes les localités, ou de tous les autres secteurs de l’administration ou que dirais- je de la fonction publique les yeux sont braqués sur nous. Nous n’avons droit à l’échec ni à l’erreur. C’est pourquoi je lance un appelle avec les tous les autres membres du bureau de la coordination, à toutes les consciences, à tous les CAMARADES de dépasser nos clivages et de respecter le mot d’ordre de grève que la coordination de nos quatre syndicats de base a lancer les deux premiers jours de la rentrée. Je sais que vous avez portez votre choix sur notre plate forme revendicative que et vous allez défendre nos intérêts à tous. Notre courage, notre détermination, notre choix, notre vision, notre rêve ne sera guère ébranlé par la peur, l’intimidation, ni les menaces de nos détracteurs.

Je suis très heureux de dire que ” quelle que soit l’issue de cette rentrée scolaire la coordination sortira soudée et plus forte que jamais et les autres ne tarderont pas à rentrer dans nos rangs.

Je m’engage avec votre soutien toujours indéfectible :
– à assurer la bonne collaboration des syndicats de base ;
– à mobiliser les camarades et les redynamiser ;
– à défendre les causes des enseignants togolais de tous les degrés et de toutes les régions ;
– à nous atteler aux recommandations et aux orientations de la base ou de notre futur congrès ;
– à faire de notre coordination, la 1ere Fédération du secteur de l’éducation de notre pays ;
– à réfléchir au mieux sur les finances de nos activités pour assurer la bonne gestion de nos cotisations ;
– à faire le syndicalisme autrement.

CAMARADES, CAMARADES, CAMARADES,

C’est l’heure d’émerger de vallées obscures et désolées de la ségrégation que l’Autorité publique a toujours semé entre nous.
C’est l’heure d’arracher à notre NATION nos droits mouvants de l’injustice sectorielle et nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos droits seront restés sans solutions.

Je rêve qu’un jour quand nous serions sur les bancs de touche c’est à dire à la retraite noud puissions dire: “AMEN CE FUT UN VRAI COMBAT”
TELLE EST NOTRE ESPERANCE; C’EST NOTRE FOI; LA FOI AVEC LAQUELLE JE NOUS DEMANDE DE GREVER LE 17 ET 18 OCT POUR NOTRE PLATE FORME.

VIVE L’ENSEIGNANT POUR QUE VIVE L’EDUCATION.
CAMARADES SALUT.

ATCHOU ATCHA Yaovi Illetou

Togo-Online.co.uk