Pardon, faut pas nous blaguer !

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Les « Gnassingbélandais » connaissent-ils vraiment leur « prégodent » chéri dans toutes ses dimensions ? Pas si sûr. On sait qu’il s’appelle Faure, qu’il est né un lundi de l’an 1966. En matière de goût, on sait aussi qu’il adore le pouvoir, aime les bonnes choses de la vie – hum-, adore s’habiller très classe. Ses gouvernés savent aussi qu’il n’aime pas parler. Mais comme sport, on parie que les ouvriers de l’hacienda de la famille princière ne connaissent pas son choix. Ne riez pas si on vous en fait la révélation hein, « Woabé » serait un grand champion des Evala. C’est ce que nous apprend le site du journal le plus panafricain du noir de continent et très « Faurephile », jeuneafrique .com.

Pardon, faut pas nous blaguer !

« Ses instants de loisirs, Faure Gnassingbé les consacre à la lecture et au sport », explique sa biographie officielle. C’est un fait bien connu : le chef de l’État togolais a beaucoup pratiqué la lutte traditionnelle dans sa jeunesse, dans les années 80. Son père et prédécesseur à la tête du pays en était d’ailleurs très fier. Particulièrement attaché aux traditions locales, ce dernier ne ratait jamais les Evala, ces tournois de lutte d’initiation en pays kabyé. Aucun de ses nombreux fils ne pouvait d’ailleurs y échapper. Le « Vieux » avait même, à l’occasion d’un tournoi, mobilisé la police aux frontières afin de mettre la main sur des images de combat prises par un touriste. Sur la bande récupérée par les autorités, et que Gnassingbé Eyadema souhaitait conserver précieusement : son fils, Faure, terrassant son adversaire », écrit le « con de frère » à propos de « Woabé ».

Jeuneafrique n’est pas seul à nous apprendre ça. « Le président Faure Gnassingbe fut un grand champion de lutte autant que son père. J’ai beaucoup admiré sa façon de lutter et surtout sa technique qu’il était le seul à maîtriser. Durant les trois années, personne n’a renversé Faure. Il a été toujours champion. En troisième année de lutte, son adversaire de l’autre camp l’a surpris en le faisant décoller du sol pendant que le chef leur donnait des conseils. Aucune règle de lutte Evala ne pouvait interrompre cette empoignade surprise. Le chef laissa alors faire. Mais à la surprise de tout le monde, Faure a tout fait pour s’agripper en utilisant une technique de lutte particulière et renversa son adversaire », écrivait dans sa parution N° 229 du vendredi 22 juillet 2016 le « con de frère » Togo Réveil qui rapportait en fait le témoignage du Général Nabédé.

Au début on croyait à une blague pour faire rire. Mais apparemment, cela devient sérieux. Bon, on sait que le « Baobabier » même était le plus grand champion des luttes Evala, personne ne le terrassait, il battait tout le monde, l’arbitre y compris. On n’était pas né à l’époque, mais on a lu et vu des images témoins de ses exploits dans l’ouvrage « Il était une fois Eyadema ». Le « p’ti » Mey aussi peut se targuer d’être le meilleur spectateur des Evala et on ne lui disputerait pas ce titre. On se rappelle que le « Vieux » le déposait comme ça « gbi » sur la table quand il était môme et lui aussi il suivait les empoignades. Mais « Faure-vi »-là, quand est-ce qu’il a lutté ? C’était où ? Qui était témoin ? Combien d’adversaires a-t-il terrassé ? Quelle couleur de culotte portait-il ? Y a-t-il des images témoins ? Qu’on ne vienne pas nous dire un de ces jours que c’est lui seul qui a pu terrasser le « Vieux » hein…Vraiment, on aura tout vu quoi.

Source : Liberté N°2287 du Jeudi 29 Septembre 2016

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