Togo : Un vieux expatrié blanc sauvagement assassiné à son domicile à Totsi

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L’épineuse question de la sécurité et de la protection civile refait surface en fin de semaine dernière. Un expatrié blanc est sauvagement assassiné jusqu’à son domicile à Lomé sis à Totsi.

Le crime est horrible, mais le traitement est banalisé. La vie est encore belle sur cette rue de Totsi qui mène à Avedzi, le premier suspect interpellé par la police, la compagne de la victime serait relâchée et l’information sur le crime reste étouffée. Cela pose encore une fois la problématique de l’efficacité du système de sécurité au Togo. Une interpellation faite aux autorités en charge.

La découverte du corps sans vie de l’octogénaire dans sa chambre le mercredi dernier est horrible et révoltant (Voir photo). Le blanc a été ligoté sans doute après avoir subi des séances de tortures. On peut remarquer le corps tuméfié avec des veines bleues exubérantes qui laissent croire à de sérieux sévices corporels. On remarque entre autre une ceinture qui aurait servi à le fouetter et un câble de rallonge qui aurait servi à l’électrocuter. On remarque également sur le corps inerte des tuyaux qui auraient pu servir à conduire le courant ayant servi à l’électrocution. Pagne noué au cou, mains ligotées etc. sont des signes d’une volonté délibérer d’asphyxie. Il s’agit d’ont d’après le descriptif du corps inanimé d’un crime. Un crime dont ont ne connait non seulement pas les auteurs, ni les motifs.

Les forces de sécurité sont venues faire le constat et enlevé le corps, dans la discrétion absolue. Puisque, cinq jours après le crime qui a ébahi tout le quartier, le ministre en charge de la sécurité, le ministère de la justice encore moins le procureur de la République n’ont officiellement pas fait de réaction face à la situation.

D’après les informations issues de nos investigations, la compagne du blanc assassiné a été brièvement interpellée et serait relâchée sans aucune forme de procès.

Le crime en question a eu lieu au domicile de l’épouse d’un baron du pouvoir dont nous taisons le nom pour les besoins des investigations qui se poursuivent. Un appartement flambant neuf en bordure de route qui abrite plusieurs locataires.

D’après les locataires, l’appartement en question n’est point sécurisé malgré l’insistance des locataires.

La victime en question est bien connue dans tout le quartier. Il s’agit pour plusieurs témoins de ce vieux blanc innocent et fatigué qui sort prendre le taxi pour ses courses en ville. Il fréquente des boîtes de nuit notamment le night club Privilège.

Il parle peu et d’après des témoignages recueillis auprès certains des colocataires, serait souvent violenté par sa compagne en question.

Elle, c’est une jeune dame, qui a moins du tiers de l’âge de son amant. D’après les voisins, elle administre des coups et des bastonnades au vieux blanc. Elle lui crie souvent dessus et le tape à volonté. Des scènes de violences sont exercées jusque devant la chambre de leur appartement.

La police judiciaire, à ce jour n’a interrogé d’après ceux que nous avons rencontrés les habitants de l’appartement, encore moins les voisins du quartier. Le crime reste à ce jour presque étouffé, puisqu’on en parle du tout.

Cette attitude des autorités togolaise est assez préjudiciable à la sécurité, à la vie et aux droits ders expatriés au Togo.

« Quelle que soit la personne et la mort dont il a fait l’objet, il est important d’en savoir les causes. Sinon, les togolais encore moins les expatriés ne sont pas sécurité au et ne sont pas protégés… » Nous a confié un défenseur des droits de l’homme face à ce crime pour lequel les autorités n’ont pas publiquement annoncé l’ouverture d’une enquête.

La seule suspecte est pour l’heure, d’après nos enquêtes est donc cette compagne qui selon les indiscrétions serait dans une démarche de papier avec le vieux blanc.

Plusieurs interrogations entourent cet assassinat resté impuni. Les uns pensent qu’il s’agit d’un règlement de compte, d’autres tirent des conclusions hâtives. Seule l’autorité judiciaire peut faire la lumière sur ce crime qui ne doit pas resté lui aussi impuni. Cela va dans la sécurité des expatriés et aussi des citoyens togolais qui en ont le droit. Nos investigations se poursuivent.

Source : Carlos Ketohou, L’Indépendant Express No. 378 du 08 août 2016

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