Togo, Rentrée scolaire : Menace de grève de 48 heures des enseignants

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Les enseignants membres des quatre syndicats, SEPPTO, SESTO, SYNPETT et SNEETFP, ont décidé mardi en Assemblée générale de maintenir leur appel à une grève de 48 heures les deux premiers jours de la rentrée scolaire 2016-2017. « C’est clair. La base dit non et non ! Ça veut dire les deux premiers jours de la rentrée, le 17 et le 18 Octobre prochains, la grève est consommée, rien à faire. Il faut que ça soit clair dans les esprits. Rien à faire et c’est une grève de mécontentement.

Togo, Rentrée scolaire : Menace de grève de 48 heures des enseignants

Cette grève est susceptible d’être reconduite si jusque là le gouvernement s’entête et ne veut pas ouvrir des négociations crédibles et sincères », a confié à la presse au terme de l’AG, le Secrétaire général du Syndicat des enseignants du secondaire du Togo (SESTO) et porte-parole des quatre syndicats, Assih Abalo-Essé.

Une position qui fait constater que la flexibilité manifestée au cours d’une rencontre le même jour entre le ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Georges Aïdam et la Coordination des quatre syndicats précités n’a pas réussi à faire baisser la colère des enseignants.

D’après un compte rendu de cette rencontre, «  les échanges ont tourné autour de la plateforme revendicative de SEPPTO, SESTO, SYNPETT et SNEETFP. Après une longue discussion de trois heures d’horloge environ, l’essentiel à retenir est le suivant. Après l’exposé de notre plateforme par le porte-parole de la coordination, le ministre a donné, au nom du gouvernement, son point de vue sur chacun des points de nos revendications ».

Selon le ministre, « le principe relatif à l’abrogation du corps des enseignants auxiliaires est déjà acquis, il ne reste donc que son application dont la lenteur relève des contraintes administratives. Le ministre a ajouté qu’il prendra attache avec les services techniques de la fonction publique pour nous trouver une réponse adéquate au problème des auxiliaires avant la rentrée scolaire.

Parlant de la question des primes mensuelles, le ministre a laissé entendre que la ligne budgétaire a été arrêtée depuis le premier trimestre de l’année avant d’ajouter plus loin que ce que nous demandons n’est pas au-dessus de la capacité du gouvernement, et qu’il faut laisser le temps au temps. D’après M. Aïdam, même s’il faut prendre en compte certaines de nos primes mensuelles, ce sera par mesure exceptionnelle ».

Et pour ce qui est des autres points, il a indiqué qu’ils sont en voie d’être résolus au CPC.

Le ministre a donc signifié d’après le compte rendu dont il est question, que d’ici vendredi au plus tard, il y aura un communiqué du gouvernement qui viendra préciser les nouvelles orientations et les mesures à prendre pour un apaisement dans le monde de l’éducation.

Il faut aussi noter que le ministre a estimé que la préoccupation majeure de tous les enseignants se résume au payement de la prime de rentrée et de bibliothèque, ce que la coordination a rectifié en précisant que cette prime n’est pas prise en compte par la plateforme du moment où c’est déjà acquis. Enfin, abordant la question relative aux affectations punitives, le porte-parole du gouvernement a jugé que ce problème est beaucoup plus subjectif car cela est difficile à démontrer.

Source : T228

27Avril.com