Togo Lomé Fait peau neuve pour le sommet d’Octobre : De Malabo, l’idée devient réalité

234

“Qui voyage loin, ménage sa monture”, dit l’adage. Depuis plus d’un an, le Togo s’attèle aux préparatifs de ce qui se présente comme la grandissime rencontre internationale jamais organisée sur la Terre de nos aïeux, depuis quelques années. Pour le Sommet sur la Sécurité et la Sûreté Maritimes du 15 octobre à venir, le gouvernement mise sur la perfection, dans les moindres détails.


Tout a commencé par la construction d’une nouvelle aérogare à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema (AIGE) et la réhabilitation de principaux axes routiers de la capitale.

Les 26 et 27 avril, le chef de l’Etat inaugure la nouvelle aérogare et l’hôtel 2 Février qui sera rebaptisé le Radisson Blu 2 Février de Lomé : une somptueuse 5 étoiles, dégageant une tour au cœur du quartier administratif.

C’est ce palace fort de son confort qui abritera les activités du Sommet d’Octobre, ainsi que les chefs d’Etats et de gouvernement. Il sera soutenu par une horde d’une soixantaine d’établissements hôteliers de stand 3 étoiles minimum. Près de 4 000 participants sont attendus à ce grand rendez-vous.

Un grand pari pour les organisateurs, mais aussi pour toutes les couches sociales de Lomé, du gouvernement aux revendeuses de marchés en passant par les restaurateurs et les transporteurs.

Cette semaine, c’est la délégation spéciale de la ville en collaboration avec les organisateurs qui décore la ville de Lomé. Curage des caniveaux, nettoyage des rues, c’est surtout la décoration des grandes artères qui prévaut ces derniers jours à Lomé.

Côté transport et logistique, c’est l’aéroport international de Niamtougou qui sera mis à contribution pour le parking des jets et avions présidentiels.
Environ 500 véhicules seront mobilisés pour assurer le déplacement des délégations.

Une thématique bien garnie s’offre au menu du sommet extraordinaire qui fait déjà du Togo l’objet de tous les regards en cette fin d’année : Piraterie maritime, pêche illégale, migration, pollution et trafics de tout acabit, le sommet d’octobre s’annonce comme le grand événement au cours duquel naîtront des décisions ultimes qui garantiront la sécurité des 60% de la population non pas de l’Afrique, mais du monde, qui réside près de la mer.

Le sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes, c’est aussi un engagement du Togo et de l’Union Africaine pour la préservation des 70% de la surface mondiale que représentent les océans, et la sécurisation les 90 % des échanges internationaux et des 65% des transports énergétiques qui se font uniquement par la mer.

« Conscients du danger qui menace nos pays et nos peuples dans leur existence, ainsi que l’impérieuse nécessité de mobiliser les moyens à notre disposition, y compris notamment nos mers et nos océans, les Etats d’Afrique ont pris la décision à Malabo de tenir, à l’initiative du Togo, une session extraordinaire sur la Sécurité maritime et le développement en Afrique », soutient le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, qui renchérit : « La conférence étudiera les voies et moyens adéquats pour enrayer les actes criminels qui portent atteinte grave à la paix et à la sécurité ainsi qu’à la navigation dans l’ensemble de l’espace maritime africain, en particulier, dans la corne de l’Afrique et dans le Golfe du Guinée ».

Un test grandeur nature, pour ce petit Etat rectangulaire coincé entre le Bénin et le Ghana, qui se propose déjà d’accueillir le prochain sommet Afrique-Israël.

38 pays africains jouissent d’une ouverture sur la mer, mais ce sont les 54 Etats Africains et bien d’autres géants mondiaux des transactions maritimes qui seront de la partie du 10 au 15 Octobre 2016 à Lomé. Il y a de quoi sentir la bousculade dans l’exécutif togolais qui a obligation de résultat.

icilome.com – TogoActu24.com