Togo : Les prisons togolaises pourront-elles se remplir pour cause d’impayés des bénéficiaires de l’Accès des pauvres aux produits financiers (APSEF) ?

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>Les prisons togolaises pourront-elles se remplir pour cause d’impayés des bénéficiaires de l’Accès des pauvres aux produits financiers (APSEF) ? Parce que la situation sociale et la mévente généralisée couplée avec la cherté des produits risquent de rendre beaucoup d’entre ces bénéficiaires insolvables. Du coup, connaissant les ambitions de l’initiatrice du FNFI à peindre l’état des remboursements en rose, il ne serait pas surprenant d’apprendre que des convocations sont adressées à des bénéficiaires insolvables.

Mais comment peut-on être insolvable avec si peu de montants, se demanderaient certains. Justement, parce que les crédits sont insignifiants, la probabilité que deux ou trois jours de mévente précipitent l’activité est très grande. Et puis, des crédits insignifiants, parlons-en !

Au Togo, le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est passé de 13.500 F à 35.000 F après avoir stagné pendant des années à 28.500 F. Ce qui veut dire que 35.000 F est le salaire le plus bas qu’on puisse payer pour rémunérer un travail effectué au bout d’un mois. Mais quand Victoire Marie-Noëlle Djidudu Tomégah-Dogbé décide d’octroyer moins de ce Smig à des foyers pour entreprendre des activités génératrices de revenu avec l’obligation d’épargner 5% et de payer 5% en sus comme intérêts, on se demande pourquoi elle ne rameute pas toutes ses sœurs de son « mon beau village » autour de l’APSEF.

Récemment, on a appris que les initiateurs du Fnfi ont signé un accord avec une compagnie d’assurance, non pas pour protéger les bénéficiaires, mais pour se protéger au cas où ceux-là trépasseraient ou seraient frappés de on ne sait quoi. Mais on doit s’y attendre, ce seraient encore les bénéficiaires qui seraient mis à contribution. En récapitulant, on se demande jusqu’où certains veulent pousser la mendicité des Togolais. Il ressort au moins de cette situation quelques points évidents : si « Da Victo » se vante de compter autant de bénéficiaires qui ont contracté ce prêt, c’est une reconnaissance qu’au Togo, la pauvreté n’est pas un fantasme, mais un fait réel. Et si son ambition est de porter les chiffres actuels vers des sommets, alors il apparaît que le nombre de pauvres ne fait qu’augmenter chaque année. Ceci est une déduction logique des ambitions de la « 2X5 ». Pauvres Togolais pauvres !

Liberté

Togosite.com

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