Togo : Les étrangers poursuivis, Des rois devant la justice !

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Dans notre dernière édition, CP N° 920 du 15 au 19 Mai 2017, nous avons publié un article intitulé : « La Justice en question. Quand un acte d’un magistrat interpelle la presse : M. Poyodi, Procureur de la République de Lomé, assis sur un banc pas très honorable ».

Togo : Les étrangers poursuivis, Des rois devant la justice !

Dans cet article, nous avons critiqué le Procureur de la République pour avoir remis en liberté un homme recherché que la Police Judiciaire a eu un mal fou à interpeller parce que, dans un premier temps, le mis en cause a pris la poudre d’escampette. Il a fallu l’opiniâtreté des enquêteurs pour lui mettre le grappin dessus dès qu’il a remis les pieds sur le territoire national.

Poursuivant nos investigations, il s’est avéré que M. Miezan Niamké, un Ivoirien résidant au Togo, est également un pasteur. Pour notre part, nous Dossier de Justice : Au Togo, les étrangers poursuivis sont rois.

Nous savons qu’en matière pénale, les étrangers sont rois chez nous, parce qu’ils n’hésitent pas à soudoyer rapidement pour obtenir leur libération en cas de délit. Qui plus est, un pasteur au Togo n’est pas n’importe qui. Il a ses ouailles dans tous les compartiments de notre société. Il est donc protégé et défendu bec et ongle.

Mais, en ce qui nous concerne, nous nous en tenons au fait : quelqu’un qui a commis un détournement d’actifs en créant une société homonyme est un truand en col blanc qu’il faut d’abord mettre sous les verrous pour éviter qu’il ne fasse pas disparaître les preuves de son acte délictuel.

En l’espèce, notre pasteur-truand mérite sa place derrière les barreaux. Il n’est pas commode que notre pays soit ou reste toujours le repaire de prédilection des escrocs et autres truands qui passent leur temps à piéger et à pressurer les investisseurs étrangers en général et leurs partenaires en affaires en particulier en raison du laxisme de notre justice légendairement lacunaire.

Nous sommes d’autant plus consternés que c’est l’image de notre pays, le Togo, qui est dans la balance et nous avons le devoir de dénoncer ces genres de dérives et de déni de justice.

Nous ne pouvons que dénoncer ces étrangers qui ont vocation à corrompre, d’une manière ou d’une autre, nos magistrats pour obtenir des faveurs. Le Togo a besoin de sécurité judiciaire pour attirer les investisseurs étrangers et surtout des investisseurs sérieux comme c’est le cas.

Nous avons critiqué ce que nous considérons comme une complaisance de la part du Procureur de la République de Lomé. Mais nous savons également qu’on ne saurait parler de corrompu sans corrupteur. C’est pourquoi, nous revenons au pasteur-truand. La presse n’est pas censée dicter la conduite à tenir à un Procureur de la République ou à un Juge d’instruction dans une procédure pénale de cette nature. Nous nous battons pour que les procédures se déroulent en toute sérénité et en toute diligence pour éviter un enlisement préjudiciable au plaignant.

Nous l’avons déjà explicité. Le Procureur a le devoir et le droit de retenir dans les liens de la prévention qui il veut. C’est dans ses prérogatives. Nous osons croire toutefois que tous les compartiments de notre Justice ne seront pas gangrenés et que le Juge d’instruction aura le courage de faire le travail de rattrapage pour que le pasteur-truand soit géré comme cela se doit.

Pour nous, à la presse, compte tenu de nombreuses expériences vécues dans le passé, nous subodorons des magouilles. Et nous estimons que toutes les précautions doivent être prises pour ne pas laisser les justiciables entraver le cours normal de la Justice.

Nous sommes en possession des documents qui prouvent que le pasteur-truand a posé des actes délictuels.

Dans ce dossier, il s’est passé beaucoup de choses qui laissent présumer que M. Miezan a bénéficié des passe-droits et qu’il ne devait pas jouir insolemment de sa liberté et  narguer les plaignants en toute impunité. Et nous ferons notre devoir de journaliste pour apporter la preuve de ce que nous avançons si la justice traîne le pas.

Nous reviendrons, dans nos prochaines éditions, à la charge pour dénoncer les magouilles qui ont conduit à la libération précoce de M. Miezan. Nous continuons à croire que le Procureur Essolissam Poyodi a fait preuve de complaisance suspecte.

Dans un dossier d’investigation, notre rôle c’est de tenir la corde jusqu’au bout. Et nous ne faillirons pas tant que Justice ne sera pas faite.

Source : Rodrigue, Le Comabt du Peuple

27Avril.com

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