Togo : La vision de Faure Essozimna Gnassingbé pour le Togo est très simple : Rester Collé au Fauteuil présidentiel à vie !

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« Là où il n’y a pas de vision, les peuples périssent » – La Bible
La fonction de Président de la République relève d’un sacerdoce. On est élu pour servir son pays. C’est pourquoi avant d’entrer en fonction, le Président de la République prête serment en jurant de… remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation lui a confiées, de ne se laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de se conduire en tout, en fidèle et loyal serviteur du Peuple, de consacrer toutes ses forces à la promotion du développement, du bien commun, etc.

Ailleurs, certains dirigeants l’ont compris et œuvrent inlassablement pour le bien-être de leur pays et de leur peuple. D’autres par contre, ne songent qu’à la jouissance du pouvoir et ne cessent de peaufiner des stratégies pour y demeurer ad vitam aeternam. L’intérêt commun, le bien-être des citoyens est relégué au second plan.

Elu il y a à peine deux mois, le président béninois Patrice Talon commence déjà à donner corps aux grandes réformes politiques et institutionnelles, socles de son projet de société. Ces réformes constitutionnelles et institutionnelles qu’il entend mettre en œuvre de façon consensuelle, devraient permettre au Bénin d’être un Etat de droit moderne, respectueux des principes de la démocratie et dont les institutions ainsi que l’administration publique sont résolument au service du citoyen et de son bien-être.

Début mai 2016, Patrice Talon a installé dans leurs fonctions, les membres de la commission nationale technique chargée de penser les réformes politiques. Composés de professeurs d’université, d’anciens représentants du peuple à l’Assemblée nationale, d’ex-membres de la cour constitutionnelle, d’anciens cadres de l’administration publique, des magistrats, des représentants de la société civile et des représentants de partis politiques, ces membres auront pour mission d’initier et d’engager la restauration de l’Etat de droit, le renforcement de la démocratie, l’amélioration de la gouvernance politique, la consolidation de l’unité nationale et l’essor économique du Bénin etc.

Un mois, c’est le temps nécessaire qu’il a fallu à Patrice Talon pour traduire ses promesses dans les faits, engager le Bénin sur la voie des réformes politiques et institutionnelles.

Le paradoxe avec le Togo, c’est que depuis 10 ans, les réformes constitutionnelles et institutionnelles prescrites par l’Accord Politique Global (APG), gages d’un Togo libre, démocratique, prospère comme rêvaient les pères fondateurs, dorment dans les tiroirs. La mise en œuvre des réformes s’est heurtée à un refus obstiné de Faure Gnassingbé. Toutes les initiatives prises- dialogues, manifestations de rue, appels incessants des diplomates et des religieux, projets et proposition de loi portant réformes initiées tant par le gouvernement que l’opposition- n’ont pas eu d’écho favorable auprès de Faure Gnassingbé. Même la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) qu’il avait lui-même instituée pour favoriser la réconciliation nationale, a circonscrit dans son rapport la question des réformes constitutionnelles et institutionnelles qui conditionnent l’avenir de notre pays. Mais rien n’y fait. Les recommandations de la CVJR, elles aussi, sont passées par pertes et profits.

Le Togo reste et demeure aujourd’hui un pays atypique dans la région ouest africaine en matière de principes démocratiques et d’Etat de droit. Sans qu’il ne s’en émeuve. Finalement, on se demande si Faure Gnassingbé a réellement une vision pour le Togo.

Liberté

Togosite.com

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