Togo : Grogne en préparation au PAL : Les transitaires ambulants dénoncent des « faux-frais »

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Une nouvelle grogne est en préparation au Port autonome de Lomé (PAL). Les transitaires ambulants dénoncent ce qu’ils qualifient de « faux-frais » dans les prestations de la Société d’exploitation du guichet unique  pour le commerce extérieur (SEGUCE) et menacent de cesser les travaux si rien n’est fait.

 

Interrogé au TP3 par l’Agence de presse Afreepress, Mathias Adékpoé, un déclarant en douanes a estimé que le problème auquel les transitaires sont confrontés, est un problème d’augmentations de frais sans qu’aucune explication ne soit donnée.

 

« D’abord, il y a une augmentation de 4.000 francs CFA au niveau des maisons de consignation des bateaux. Avant, nous payons 23.650 francs sur chaque véhicule, en plus des 4.000 francs qu’ils appellent frais de sécurité maritime et que nous qualifions de faux-frais, nous devons payer désormais 27.650 francs », a-t-il expliqué tout en ajoutant que depuis lundi dernier, à la suite de rumeurs, un autre frais, plus consistant que le premier, est venu s’ajouter aux dépenses que doivent faire les transitaires dans leur travail.

 

« Les pays du Sahel, notamment le Burkina et le Niger ont créé un poste au Terminal du Sahel où ils perçoivent chez nos clients de ces pays une somme de 2.000 francs. Cela ne nous regarde en rien. Mais les bruits couraient que ces frais seront ajoutés au niveau de la caisse de l’Etat. Et effectivement depuis ce lundi 1er août, nous avons malheureusement constaté que de 2.000, on est arrivé à 4.000, 12.000, ou 21.000 francs suivant les catégories des véhicules. Si nous additionnons tous, cela fait plus de 27.000 francs d’augmentation que nous devons payer alors qu’ils savent que c’est à cause du renchérissement des frais que les clients désertent le port de Lomé », a indiqué M. Adékpoé.

 

Cette situation ne plaît pas à ces hommes et femmes. « Nous demandons aux autorités de faire appel à la SEGUCE pour que ces frais soient retirés. Nous avons actuellement des déclarations pleins nos sacs mais les clients refusent de payer ces nouveaux frais. Où allons-nous les trouver ? », a-t-il lancé.

 

Si rien n’est fait pour corriger la situation, a-t-il prévenu, les transitaires seront encore obligés de faire une cessation de travail pour, a-t-il souligné, « faire comprendre que la situation n’est pas vivable ».

 

Modeste K.

 

 

Afreepress

Togosite.com

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