Togo Dans les Université, les pauvres ont du souci à se faire

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Avec la nouvelle politique d’attribution de bourses d’études et stages que fignole le gouvernement, les étudiants pauvres ont du souci à se faire.


Les études supérieures sont toujours chères. Elles le sont davantage au Togo où la majorité des parents d’étudiants vive dans une misère indigente. Dans cette situation précaire, beaucoup d’étudiants s’en sortent avec les moyens de bord, donc les allocations.

La Commission ad hoc N°028/MESR/SG/2014, créée il y a deux ans, vient d’organiser un atelier au cours duquel de nouvelles propositions d’assistance de l’Etat aux étudiants ont été validées. « Nous nous devons de mener des réflexions visant à diversifier les ressources nécessaires pour atteindre nos objectifs. Il s’agira de créer une structure qui couve le soutien de l’Etat, combine d’autres sources des jeunes togolais dans leur volonté de mener à terme leur parcours de formation. L’Etat va favoriser la mise en œuvre qui en feront la demande afin qu’ils puissent poursuivre les études de leur souhait dans les meilleures conditions », se convainc Octave Nicoué Broohm, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

La réorganisation de l’assistance de l’Etat aux étudiants, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, vise avant tout la culture de l’excellence. Et cela est une bonne chose. Sauf que certains soupçonnent le gouvernement de supprimer les aides que bénéficiaient jusque-là tous les étudiants dont on sait que la majorité est issue des couches sociales défavorisées.

Désormais, le gouvernement ne parlera plus d’allocations mais de bourses d’études totales ou partielles pour permettre aux étudiants de suivre les formations dans les domaines prioritaires définis par l’Etat.

« Pour les non boursiers, des aides scolaires ponctuelles pourront être attribuées à des étudiants qui en feront la demande et qui répondront aux critères bien définis, afin de les aider à faire face aux exigences de leur formation », confie le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans des propos rapportés par nos confrères de Togo-Presse.

Selon les mauvaises langues, même insignifiantes, ces allocations aident beaucoup les étudiants pauvres dans leur parcours. Parmi eux, bon nombre ne sont pas des génies. Les supprimer équivaudrait à l’abandon des études tout simplement, regrettent déjà certains parents.

TogoActu24.com

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