Togo : « Boudè » ou carburant toxique ?

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L’info avait fait tabac il y a quelques jours. Le « Gnassland » est devenu un terrain de business pour les pétroliers. Une ONG suisse a révélé le « katafiti » (trafic) que les gens font avec l’essence.

Togo : « Boudè » ou carburant toxique ?

Il est rapporté qu’on fait un mélange pas possible et ajoute beaucoup de soufre au carburant. Bon, il parait que les gens ne comprennent pas trop ce qu’on dit. On va illustrer la « siiiiation » par le liquide le plus prisé dans les rideaux blancs ; vous avez trouvé non ? On veut simplement parler du « ahoévia », du sodabi quoi. C’est comme on dit que des vendeurs diluent le breuvage avec des substances ou y ajoutent des produits stupéfiants pour augmenter le taux d’alcool et ainsi enivrer vite les gens.

Et dire que c’est avec cette essence que l’on se vante, disant que «ce n’est pas du carburant du bord de la route, c’est le carburant de station hein » et lors des pénuries artificielles, on fait le siège des stations et des gens y dorment même pour pouvoir trouver quelques gouttes à mettre dans leurs engins !

Bon, maintenant, on veut poser une question intelligente et intelligible. Entre ce carburant soufré et le « boudè » chéri, lequel des deux types d’essence est mieux même ? Qu’est-ce que les gens du « gouverne et ment » n’ont pas raconté sur le « kpayooo » ? Tantôt, c’est que ce carburant gâte les moteurs, tantôt qu’il provoque des avortements et des accouchements précoces, entraine des fistules chez les femmes, son odeur empêche les moustiques de s’accoupler paisiblement, il perce la couche d’ozone, patati patata…

Et surtout, on s’en prend aux enfants des gens qui commercialisent cette essence pour pouvoir satisfaire leurs besoins. Les trafiquants et leurs convois sont pris en chasse par nos vaillants « sodjas » qui n’hésitent pas à tirer et entrainer un incendie, les petits vendeurs sont pourchassés comme du gibier. Il fut un moment, gare à toi si tu commets l’erreur de transporter un bidon jaune sur ta moto. Tu verras les « mon pays » te prendre en chasse comme si tu emportais le fauteuil « prégodentiel » de « Woabé Faure » pour l’amener à son « akpa » (ami) serré « Jean-Pi ». Finalement, on a l’embarras du choix. Faut-il acheter le carburant toxique ou bien le « boudè » ?

Source : Liberté

 

27Avril.com