Togo Alberto Olympio : La Cabale ou le refuge politique ?

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Convoqué pour une audience le 21 Août dernier, le Président du Parti des Togolais n’a pas comparu personnellement. Il s’est fait représenter par son avocat. Le juge peste et renvoie la séance au 31 Août, exigeant la présence de l’accusé. Vaine tentative, puisque ce sera sans Alberto Olympio que le tribunal retiendra les quatre chefs d’accusations.


L’accusation se résume à la possession frauduleuse de 6 milliards de F CFA en violation des statuts de Cauris Management, d’usage de faux documents et de détournement de crédit. Des accusations portées par Cauris Management à l’encontre de l’ex-PDG d’Axxend corporation.

Pendant que le président du Parti des Togolais et son avocat Celestin Agbogan crient à un acharnement politique dans ce procès, ils démontrent un refus ostentatoire de coopérer avec la justice, puisque ni l’accusé, ni l’avocat ne répondront à l’audience du 31 août dernier.

Entre temps, l’avocat avait soumis une requête pour le report du procès en Novembre, requête rejetée par le juge de première instance.

Le fond et la forme de l’affaire étant très légèrement cernés, il est encore ardu d’établir un rapport entre l’engagement politique d’Alberto Olympio et les tractations judiciaires dont il est victime.

Surgi dans le paysage politique en 2014, l’informaticien s’est directement lancé dans la conquête du pouvoir par les échéances d’Avril 2015, avant de se retirer en plein processus électoral, invoquant les irrégularités dans le fichier électoral.

Il n’en démord pas pour autant en politique, puisqu’il publiera en mai de la même année son ouvrage intitulé « Je Prends Le Parti des Togolais ». Ouvrage écrit sous la Direction d’Anne-Véronique et préfacé par Jacques Attali.

Le pamphlet de 293 pages retrace l’enfance, l’environnement familial et le parcours professionnel de l’homme et met en exergue son ambition politique pour le Togo. Il intitule cette partie « Une ambition claire pour un Togo moderne ».

Mais à l’époque, quelques journaux faisaient déjà mention de ses ennuis judiciaires, même si l’atmosphère électorale plombait l’information et politisait déjà tous les sujets de l’actualité.

Si évoquant l’opacité du fichier électoral, Alberto Olympio s’est retiré de lui-même de la course au fauteuil présidentiel, rien n’explique encore l’acharnement du pouvoir contre sa personne pour des raisons politiques, puisque d’autres poids lourds plus enquiquinants devraient préoccuper le pouvoir de Faure Gnassingbé, selon certains analystes.

Toute analyse externe et naïve de la situation laisse interpréter que celui qui tente de contourner les règles n’en demeure pas moins l’accusé qui refuse manifestement de comparaître et d’honorer le principe contradictoire, inaliénable avant toute décision de justice.

A cette allure, une condamnation par contumace sera inévitable et il sera toujours difficile de prouver l’acharnement politique auquel s’en tiennent l’accusé et son conseil. Alberto Olympio court toujours à l’extérieur alors que le verdict est prévu pour le 21 Septembre prochain 

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