Santé sexuelle et de reproduction : Le gouvernement et l’UNFPA-Togo soutiennent l’action des confessions religieuses

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Santé sexuelle et de reproduction : Le gouvernement et l’UNFPA-Togo soutiennent l’action des confessions religieuses

La promotion et la défense des droits en santé sexuelle et de reproduction, avec en toile de fond la planification familiale a un nouveau souffle de ce jeudi : l’Association des confessions religieuses pour la santé et le développement (ART/SD).

Cette nouvelle structure soutenue par le gouvernement togolais et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) au Togo a officiellement installé son bureau dirigeant ce jeudi à Lomé. L’enjeu étant de taille, le ministère de la Santé et de la protection sociale y a déplacé un représentant. La cérémonie a également connu la présence de Saturnin Epié, Représentant résident de l’UNFPA-Togo et de Dr Martin Laourou, Conseiller régional pour le projet Agir pour la planification familiale (AGIR/PF).

L’objectif est d’amener les leaders religieux à se regrouper pour promouvoir la santé et le développement par le plaidoyer et la sensibilisation de leurs fidèles et de leurs communautés.

Plusieurs dizaines de délégués des confessions religieuses, notamment catholique, protestante et musulmane, venus des cinq (5) régions économiques du pays ont également pris part à cette Assemblée générale constitutive de l’ART/SD. Le bureau national de neuf (9) membres dont
une femme sera présidé par Pr Bouraima Sopho Boukari pour un mandat de trois (3) ans.

« Nous avons la ferme conviction que le partenariat avec les confessions religieuses ne peut être que bénéfique et porteur de réels espoirs pour des résultats plus probants sur ce chantier ardu mais exaltant de la promotion et la défense des droits en santé sexuelle et de reproduction, où nous sommes tous engagés », a souhaité M. Epié de l’agence onusienne.

Dr Totougnima Tchamdja, Représentant du ministre de la Santé et de la protection sociale a d’entrée de jeu rappelé que le niveau des indicateurs de santé de la reproduction au Togo est assez préoccupant en ce que la mortalité maternelle est de 401 pour 100.000 naissances
vivantes.

« Le gouvernement veut se donner tous les moyens et toutes les chances de réussite à travers notamment un partenariat agissant avec les confessions religieuses dont le poids sur les questions de changement de comportements n’est plus à démontrer. Aujourd’hui, votre
affirmation nous prouve à suffisance que la religion n’est pas contre l’espacement des naissances et que vous êtes de bons partenaires pour l’amélioration de la santé. Votre contribution permettra un changement de mentalité, une motivation à la consultation et une assurance à retrouver la vie auprès de nos services », a-t-il indiqué.

Quant au gouvernement, a-t-il ajouté, le processus de repositionnement de la planification familiale est aujourd’hui une voie idoine vers la réduction de la mortalité maternelle.

Modeste K.

icilome.com

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