Santé maternelle et infantile : Un grand défi pour l’ANEM

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Au Togo, toutes les huit heures, une femme succombe suite à une complication liée à l’accouchement et la grossesse, ou après l’accouchement. Pour la même période, huit nouveau-nés meurent pendant ou après l’accouchement. Évidemment, la santé maternelle et infantile est un véritable défi. Et c’est pour relever ce défi que l’Association Naissances et Enfants du Monde (ANEM) descend sur le terrain pour voler au secours des populations rurales du pays.

Pendant plusieurs semaines, cette association humanitaire Franco-togolaise était au chevet de la population de Togblékopé, une banlieue située au nord de la ville de Lomé. Elle a sauvé des vies au centre de santé de ladite banlieue.

Le coordonnateur d’ANEM-France, Romain Clervoy, sage-femme de formation, au cours de ces semaines, a beaucoup lutter pour donner du sourire aux nombreuses mères qui sont passées au centre de santé de Togblékopé. Il a apporté son expertise en matière de santé maternelle et infantile et outillé les sages-femmes et accoucheuses dudit dispensaire sur les techniques d’accouchement.

Outre la formation à l’amélioration des techniques d’accouchement, l’ANEM a doté l’hôpital de Togblékopé de latrines, d’un forage, de matériels. Elle finance également une maternité en construction.

Toutes ces activités de l’association à but non-lucratif sont financées sur des fonds propres. Et ceci, dans l’espoir de voir se traduire en réalité, son rêve qui consiste à réduire considérablement voir éradiquer la mortalité maternelle et infantile au Togo.

L’ONG compte déployer son action pour améliorer la santé maternelle et infantile dans le reste du pays.

Née du désir de franco-togolais vivant en France de rendre service à leur population, l’ONG “Naissances et Enfances du Monde” entreprend depuis 2010 d’améliorer l’efficacité du système sanitaire togolais dans la santé maternelle et infantile. L’association organise également entre Lomé et Kara, des séminaires de formation à destination des sage-femmes du pays.

Conscient du besoin de plus de financement et d’apport de tout genre « l’appel est lancé aux partenaires en développement et à toutes bonnes volontés de se joindre à ANEM afin de pousser le bateau à bon port ».

« C’est notre cris de cœur », a poussé Thomas Atchrimi, représentant d’ANEM au Togo.

Source : www.icilome.com

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