Propos de Faure Gnassingbé sur la limitation de mandats : André Kagni Afanou ne cache pas son désaccord

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« Le premier magistrat du pays, depuis 10 ans qu’il est là, ne peut pas affirmer aujourd’hui que sur la question de la limitation de mandats, il continue de s’interroger. Sa réflexion fait plus de 10 ans, cela pose un grand problème ».
 
Cette réaction aux propos tenus par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé sur la limitation du nombre de mandats présidentiels en Allemagne est celle d’André Kagni Afanou, Directeur exécutif du Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) et Secrétaire exécutif de la Plateforme citoyenne justice et vérité (PCJV) ce mercredi dans l’émission « Toc toc ».
 
Pour ce défenseur des droits de l’homme, ce qu’il faut, ce n’est pas un cadre où il y a des universitaires. Il faut que le chef de l’Etat, dès son retour d’Allemagne, rencontre le leader de l’opposition et qu’il lui présente sa vision des réformes, a-t-il proposé.
 
« Au Bénin, Patrice Talon arrivé au pouvoir a clairement dit ce qu’il veut pour les réformes. En Côte d’Ivoire, le président Ouattara a rencontré Pascal Affi N’guessan et ils ont discuté. On a chez nous un président qui semble ne pas savoir ce qu’il veut, c’est là où c’est grave », a-t-il déclaré.
 
« Quand ils vont se rencontrer, qu’ils puissent dégager à deux une feuille de route claire où ils vont appeler les autres acteurs et que le processus des réformes soit acté suivant un calendrier clair et que les réformes soient exécutées cette année », a-t-il ajouté.
 
A la limite, a continué M. Afanou, s’il n’arrive pas à réfléchir parce qu’il y a un certain nombre de pesanteurs au sein de la société civile, il faut que la société togolaise puisse s’organiser pour lui faire des propositions « claires ».
 
Il n’a pas manqué de rappeler que Afrobaromètre a démontré l’année passée que près de 87% des Togolais veulent la limitation de mandat.
 
Selon ce défenseur des droits de l’homme, les réformes qui sont proposées et qui doivent avoir pour objectif de déverrouiller les institutions togolaises, « ne peuvent pas ne pas faire du bien au président de la République lui-même. Car, a-t-il souligné, « il aura alors la crédibilité pour attirer beaucoup de ressources, il mènera des actions pour améliorer notre quotidien, il ne sera pas forcément obligé d’aller contracter des dettes que nous allons payer après ».
 
Modeste K.
 
source : afreepress
 

TogoActualité.com

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